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L'ÉTUDE DU NU

vivacité, de Faction ou du sentiment qui y dominent. L’on y reconnaît partout le génie qui les a produites; Fon se contente dans les autres, de la correction, du goût de dessiner et de la main.

Vies d’artistes , etc., par André Fontaine.

(H. Laurens éditeur.)

L David (1748-1825).

11 (David) fit essayer au modèle les postures différentes que les élèves lui avaient données, et après les avoir examinées, il en prit occasion de tancer une partie des jeunes gens qui fréquentaient le soir les salles d’études de l’Académie du Louvre, en leur disant que c’était là qu’ils apprenaient, en copiant des modèles dont les bras étaient soutenus par des cordes et les pieds calés avec des coins de bois, à faire des attitudes académiques, et des mouvements de convention. « Je gagerais, dit-il, en se tournant vers un de ceux qu’il savait être des plus assidus aux études de l’Académie, que c’est toi qui as imaginé cette belle pose, qui fait tendre la poitrine du modèle comme une carcasse de volaille? Tu veux faire ton torse ?... oui, je te reconnais là, et quand on fera des tableaux où il n’y aura ni pieds, ni mains, ni tête à peindre, tu seras sûr alors d’être le plus habile. Messieurs, ajouta-t-il, en parlant à tous, à l’Académie on fait un métier de la peinture, et on l’apprend comme un métier à ceux qui la fréquentent. Faites-vous cordonniers, si vous voulez, je ne m’y oppose pas, mais ici on fait de la peinture. »

E.-J. Delécluze. David , son école et son teints.

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