‹ Le dessinChapitre 35 sur 50 · C’est-à-dire le front · texte numérisé non relu

C’est-à-dire le front

le gros doigt de la main et le pli du coude, et encore à l'intervalle entre la jointure du genou et le cou-de-pied.

L'homme parvenu à sa croissance, ces mesures se doublent en longueur, sauf le visage, qui, comme toute la tête, subit peu de changement. Ainsi, ayant atteint son accroissement, l'homme bien proportionné doit avoir dix faces et deux faces de largeur d'épaules, et ainsi des autres parties.

traité de la Peinture. (Trad, Péladan, Delagrave, éditeur.)

Jean Cousin (isoo-1589).

A l'âge de trois ans l’enfant arrive à la moitié de toute sa croissance en grandeur, et à cet âge de trois ans toute sa grandeur est de six têtes.

L'enfant plus jeune, et qui n'a que cinq têtes, arrive à la moitié de la cuisse de son père, et l’enfant de six mois n’arrive que jusqu'à ses genoux.

Le Livre de Pourtraicture.

Ludovico Dolce (1508-1568).

La Nature ayant prudemment formé la tête de l'homme, comme forteresse principale de cette œuvre admirable appelée un monde en raccourci, et l'ayant placée dans la plus haute partie du corps, c'est chose convenable que toutes les autres parties prennent d’elle leur mesure.

Dialogo Aretino , cité par Pacheco.

Arte de la Pintura. (Traduction Henri Guerlin.)

G. P. Lomazzo (1538-1600).

D'abord dans la face, il y a trois espaces exacts et égaux. Le premier commence à la naissance du front, à la racine des cheveux, et descend jusqu’aux cils à la naissance du nez. Le second va de là jusqu'à la pointe du nez. Le troisième jusqu'à

l’extrémité du menton. La première partie de la tête est le siège de la sagesse ; la seconde appartient à la beauté. La troisième héberge l’éloquence, selon l’opinion des anciens philosophes.

Le corps humain ne peut dépasser la hauteur de sept pieds. La tête de l’homme, du menton au sommet, est la huitième partie du corps et il en est autant du coude à l’épaule.

Neuf faces font donc un homme au carré 4 et proportionné.

Idea del Tempio délia Pittura. (Traduction Henri Guerlin.)

Telle est l’importance et la forme des proportions dans les choses que rien ne peut apporter aux yeux aucune délectation sans laide de celle-ci, c’est-à-dire sans la convenance et sans la correspondance des parties de la chose observée. De sorte que ce qui nous réjouit et nous plaît, ne nous réjouit et ne nous plaît, que par ce qu’il y a en soi l’harmonie des proportions laquelle consiste dans la mesure exacte des parties. Et toutes les inventions des hommes sont d’autant meilleures et plus belles qu’elles sont plus ingénieusement proportionnées.

Tratlato del Arte de la Pittura. (Traduction Henri Guerlin.)

A. Coypel (168M722).

C’est par la proportion que le Peintre ennoblit même son idée... Ne sçait-on pas, en effet, que c’est sur la stature du corps humain, qui est le principal et le plus noble objet de la Peinture et de la Sculpture que l’architecture a fondé ses justes mesures, et cette noble harmonie, qui fait la plus grande beauté de ses pompeux édifices et des monuments qu’elle élève?... Il en est des erreurs de proportion comme de celles de

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