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FIS. 251 . FIG

Le Romain apparaît. Sa cuirasse se compose de courroies recouvertes de plaques de fer (fîg. 252). Ses jambes sont nues, mais bientôt il se soumettra à 1a. mode des braies gauloises, rendues nécessaires par le climat où il se trouve transporté. De leur côté, les Gaulois adoptèrent le manteau romain que les Francs continuèrent à porter (fig. 261).

Nous mettons en regard un homme de l’époque carolingienne (fig. 262). Manteau gris ou bleu retenu sur l’épaule droite par une fibule — les cheveux sont coupés à k romaine et serrés dans une bandelette — les jambes sont emmaill j liées

Costumes militaires du xiir' au xvie siècle.

LE COSTUME

dans des bas par-dessus lesquels s'entre-croisent les courroies de la chaussure de cuir doré.

La page 337 présente une série de costumes militaires allant du xn° au xvi° siècle. À l’époque des croisades le vêtement militaire est le haubert, sorte de chemise en mailles de fer, ou la brogne composée de plaquettes de métal appliquées sur du cuir (fig. 257) ; la tête est protégée par le heaume, casque conique avec pièce antérieure servant à protéger le milieu du visage et appelée nasal. Quelquefois le haubert et le vêtement des jambes étaient d’une seule pièce. Au xm® siècle, les

FiG. 261. fig. 262,

vêtements défensifs s’accumulent sur le corps des chevaliers, hoqueton capitonné sous le haubert, cotte d'armes par-dessus. La tête s’enveloppe d’un capuchon de mailles par-dessus lequel se place le heaume, qui devient plus grand qu’aux siècles précédents, si bien que pour permettre au malheureux emprisonné dans cet édifice de respirer de temps en temps, on a l’idée d’y adapter une visière mobile (fig. 258), qui se relève à volonté pour ne s’abaisser qu’au moment du combat. Quelques pièces articulées commencent à apparaître aux genoux, aux mains, puis un peu plus tard aux coudes, aux épaules, et forment ainsi la transition pour arriver à l’armure complète que, de la fin du xiv® siècle au commencement du xvie (fig. 259 et 260), revêt l’homme de guerre. Puis, à partir de cette époque, le progrès des armes à feu rend superflu ce lourd attirail en fer, et les pièces de l’armure disparaissent une à une, la cuirasse tend à devenir ce qu’elle est de nos jours, an signe distinctif plus encombrant qu’utile pour certains corps spéciaux

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