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LES TENUES MILITAIRES MODERNES

Ainsi que nous l’avons dit plus haut page 339, l’armure des chevaliers encore complète au commencement du xvT siècle disparaît pièce à pièce (fîg. 283), la cuirasse qui protège le buste est encore accompagnée quelquefois de plaques mobiles qui couvrent les cuisses, ou seulement les hanches (fîg. 286). Du reste il n’y a pas encore d’uniforme — les bandes disparates dont se composent les armées, s’habillent à peu près à leur fantaisie. Mais, sous Louis XIY, la tenue militaire subit une transformation qui marque le commencement de l’ère moderne. C’est du xvne siècle que date l’uniforme proprement dit. Le fusil primitif où l'homme mettait le feu au moyen d’une mèche qu’il tenait à la main, ou qui était adaptée à un rouet attenant à l’arme, est remplacé par le fusil à pierre qui a subsisté dans nos armées jusqu’à l’époque de Louis-Philippe, où il fut à son tour détrôné par le fusil à piston, dont on pouvait voir encore des échantillons entre les mains des gardes nationaux de Paris, en 1870.

Le fusil du temps de Louis XIV est muni de la baïonnette plus courte et plus large qu’elle ne le devint plus tard. L’homme porte ses munitions dans un sac suspendu à un baudrier (fîg. 287), et qui est l’origine de notre giberne.

Cette tenue se simplifie encore sous Louis XV. La guêtre protège la jambe du soldat, le vêtement est blanc avec parements etretroussis de couleur (fîg. 288).

Nous terminons cette série du costume militaire en mettant en regard le costume du soldat de l’an II de la République (fig. 289), dans sa. tenue correcte

et sans ornements qui témoigne que pour ces héros la guerre est uniquement une nécessité de salut vaillamment acceptée, le soldat de l'Empire qui semble être venu au monde en uniforme (fîg. 290), qui a fait de la guerre son unique souci, sa gloire et sa passion, qui compte sur elle pour lui donner des croix et des chamarrures, et enfin, le fantassin moderne armé du fusil Gras (fig. 291),

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