PLANCHE VI
Gomjoositten JWvnee. ct&s Ginoj S£6T10J Smjloi des jfccerds eu ÏV^ffv IïajÀs etjfecL
•' C K i. coree, 0ndulûe-.
jV\A.a,r>ce. eu
Annotations explicatives de la planche vi. — Ce sont : Pour la nature : i° Sections. Fig. 2. Bourgeon terminal à feuilles.’ — Fig. 3 et j bis. Bouton, et fleur de chèvrefeuille. — Fig. 4. Feuille composée. — Fig. 5. Liane ou vrille. — Fig. ’6. Attache ou feuilles naissantes accouplées.
2° Eléments. Fig. 1. Caractère dominant, lianes et attaches ou accord de lignes, comme l'élément
boutons et feuilles est un accord de couleur. Ce dernier ainsi que l’élément bourgeon à fleur sont employés de préférence dans l’art polychrome.
Pour les styles : Fig.ri. Couronnement de la grille du chœur dans l’église de Saint-Ouen, à Rouen, de Me Nicolas Flambart, 1745 ; retrempée à la nature, comme nous l’entendons dans l 'Art nouveau français.
L’Art nouveau
plastique
ART NOUVEAU
Il a fallu plus de vingt ans pour arrivera faire comprendre les principes de l’ornement par la nature, quand nqus .disions : Avec la division en cinq parties du règne végétal, on-aura la clef pour comprendre les lois de composition ornementale. Nous n’avons pas mis sous nos pieds les démonstrations touchant la composition décorative en général ; sur l’arrangement, la pondération des masses, leur proportion, leur équilibre, leur nuance, les divisions rythmique de répétitions ou d’alternance de motifs parallèles, droits, penchés, alignés ou rayonnants, la symétrie, en unmot^out ce qu’a expliqué la première partie si logique et si claire du livre de M. Henri Mayeux, qu’il faut lire pour comprendre que ce ne sont que des nuances de ce qu’il a si bien démontré, que nous avons fait voir.
Nous ne descendrons pas à démontrer la supériorité de notre manière de dessiner sur les divers procédés de la photographie, procédés délaissés par les délicats qui reviennent à l’ancienne gravure sur bois, qui donne l’esprit du dessinateur.
Si aujourd’hui nous sommes apprécié par le haut patronage du Moniteur du Dessin, et de ses principaux collaborateurs, c’est parce qu’ils nous ont suivi depuis 1880 dans la révolution que nous avons produite et dont les premières manifestations ne se sont pas fait attendre.
On a commencé par faire dévier l’idée, en publiant en 1 883 l’herbier artistique photographique. A la même date, P.-V.
Galland commençait à faire faire l’étude spéciale des bourgeons à l’école des Gobelins, sans en donner l’application.
La Flore ornementale de Ruprich-Robert était ressuscitée des arrière-boutiques des libraires, où elle languissait.
Les publications d’amateur ne parlaient que du xvme siècle et des albums japonais. Violet-le-Duc publiait l’histoire d’un dessinateur.
Pendant ce temps, la publication spéciale les Matériaux et Documents de M. A.
Raguenet, architecte, signalait à l’attention des architectes et des sculpteurs les principes de rOrnement parla nature : l’acanthe Garnier, l’acanthe Deperthes, l’acanthe Despois de Folleville, montraient l’idée nouvelle ; les bourgeons d’André à Lyon,, et de Sédille, boulevard Magenta ;les attaches ou culots de Vendenbergh à Lille, les' lianes ou vrilles d’Itorfetde feu Lobrot et enfin les boutons ou fleurs de Ruprich-Robert à l’école des Arts-Décoratifs de M. de Lajolais. A. Raguenet a montré tout cela.
Un professeur de l’École normale, dans ses cours de composition décorative élémentaire, appliquait une nouvelle méthode dérivée de la nôtre. Il montrait la plante et en faisait faire l’application géométrique dans toutes ses structures, en rattachant les racines à la partie attache. A cette époque ilsentait qu’il ne pouvaitpas parler directement des théories de l’Ornement par la nature, qui l’avaient inspiré.
Pendant que Paris enseignement « caponait », et nous faisait sentir par ses satellites de province son mauvais vouloir d’accepter franchement la théorie unique qu’on n’a pu tourner, et qui remplaçait avantageusement l’ancienne méthode de composition exclusive par les styles, par celle de composition par les sections de la plante, en ne prenant dans les styles que ce qui s’y rattachait par analogie, sans verser dans l’étiquetage historique, Rouen, par ses sociétés, ses architectes, ses entrepreneurs, sa présse, nous donnait tous les moyens susceptibles de développer sous toutes ses formes et dans toutes les matières plastiques, les principes de l’Ornement par la nature.
Nous avons donc la gloire aujourd’hui de voir rejeter et balayer hardiment l’apothicaire-archéologue, celui qui enraya le mouvement des romantiques, des Granville, des Devéria, des Péquenot, des Liénard et des Agostini.
L’architecte du Dictionnaire d’ Architecture leur a- servi de paravent malgré lui, car on l’a vu, après ses grands travaux de restauration, apporter dans le gothique des compositions très personnelles, où le niais archéo a gobé à l’hameçon, à l’ancien, car tout le monde le sait aujourd’hui, que la classification par styles est une méthode
Poésies
•d’enseignement, les styles purs n’existent pas, c’est un enchaînement lent d’idées successives, des nuances, que les méthodistes de tous les temps ont synthétisées.
Que ceux dont nous venons de parler dans nos précédents articles, ne soient pas surpris de nos critiques plus ou moins violentes: qui aime bien châtie bien.
Ah ! que nous aurions voulu qu’on nous •en fît autant jadis, car nos théories, au lieu d’être ramenées en France par l’Étranger, qui, apparemment bénéficie de l’idée, puisque ceux désignés par l’État pour s’enquérir de ces choses ont préféré garder le silence (r).
H. Despois de Folleville.
Conseils aux Petits Doigts