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FÊTE ANNUELLE: BANQUET ET BAL

Le banquet et le bal de l’Association ont eu lieu samedi 22 février dernier, avec le plus grand succès.

M. le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, qui avait bien voulu en accepter la présidence, se trouvant empêché au dernier moment de venir lui-même, avait offi-

ciellement chargé M. Armand Dayot, inspecteur des Beaux-Arts, de le représenter.

M. Armand Dayot, prévenu à la dernière minute, a, dans une aimable improvisation, témoigné de toute la sympathie que notre Association trouvait près des pouvoirs publics, et pour confirmer ces bonnes paroles, il a, autorisé par le Ministre, annoncé que Mme Noble, notre première vice-présidente et très dévouée collègue, serait comprise dans les prochaines promotions des palmes d’officier d’ Académie.

De vifs applaudissements ont accueilli cette bonne nouvelle.

M. Armand Dayot avait à sa droite M. Léon Francken, président de l’Association, à sa gauche M. W. Bouguereau, membre de l’Institut, président de la Société des Artistes français.

Citons parmi les autres invités M. Moyaux, membre de l’Institut, président de la Société centrale des architectes ; M. Paul Colin, inspecteur général de l’enseignement du Dessin et des Musées ; M. Guébin, inspecteur principal de la Ville de Paris, représentant le Préfet de la Seine et le Directeur de l’enseignement; M. le professeur Gariel ; M. Jules Pillet, inspecteur honoraire de l’enseignement du Dessin; M. René Fouret, président du Cercle de la librairie, etc., etc.

Mm« Héreau, Drapier, Myskowska-Dubreuil, inspectrices du Dessin à la Ville de Paris ; M. F. Régamey, inspecteur de Dessin; M. Ed. Valton, représentant l’Association des Artistes indépendants ; Mme de La Fargue, déléguée de la Bulgarie, et M. de Kireewski, délégué delà Russie au Congrès de l’enseignement du Dessin, etc., etc.

M. Carolus Duran, Président de la Société nationale des Beaux-Arts, et Mme la duchesse d’Uzès, Présidente de l’Union des femmes peintres et sculpteurs, se sont excusés, dans les termes les plus flatteurs pour notre Association, en exprimant leurs regrets de ne pouvoir être des nôtres cette fois.

La plus franche cordialité a régné dès le début du dîner, et de nombreux toasts nous ont exprimé, en termes pleins de sincérité et d’humour, toutes les sympathies que notre Association suscitait.

Nous étions nombreux autour de ces tables si gaies, et l’on nous souhaitait de prospérer encore et de comprendre qu’un jour nous ne devfons tous faire qu’une seule grande famille : professeurs de Paris et professeurs de province.

Le bal qui a suivi le banquet a été un des plus brillants qui aient eu lieu depuis les débuts de nos fêtes. Toilettes fraîches et charmantes, gaieté pleine d’entrain. Pendant un court intermède, M,lc Maisonneuve et M. Davrigny ont charmé le public en jouant, de la façon la plus exquise, une pièce en un acte, en vers, pleine d’à-propos, de François Coppée ; Le Rende\-vous. De longs applaudissemente ont remercié ces deux artistes, dont le jeu et la diction sont au-dessus de tout éloge.

La Tombola, enfin, dont le tirage s’est fait entre les deux parties du bal a, comme toujours, remporté un légitime succès.

Luisa Chatroüsse.

Nota. — Le compte rendu complet de la Fête et les discours prononcés au banquet paraîtront in extenso dans le Bulletin de l’Association.

La Légende des Siècles

COMPOSITION

La première chose à voir, c’est que la nuit tombe. Toute la composition sera en demiteinte. Cette raison suffirait à faire choisir le moment où le coup de pistolet éclate et donne la note lumineuse.

I Mais, en dehors de cette raison pittoresque, il est évident que, de tout le drame, c'est le moment le plus saisissant, le plus complet. Le général Hugo, calme, retient son cheval et porte instinctivement la main à son chapeau J qui tombe; l’expression de son visage doit être I empreinte de la tristesse que lui cause, â lui

Étude d’ombres

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