LA PERSPECTIVE A TRAVERS LES AGES
Congrès national français
RENSEIGNEMENTS ET CONSEILS
L’opinion répandue qu’il ne serait plus demandé de composition décorative, pour l’épreuve de Dessin au brevet supérieur, prendra fin sans doute, par la lecture de la circulaire ministérielle relative à cette épreuve, et insérée dans le numéro d’avril. Pendant plusieurs sessions consécutives, en effet, l’ornement d’après le relief était donné, tandis que la composition dans les précédentes l’était elle-même d’une façon suivie. Peut-être la crainte que le premier ne soit trop négligé dans les études de l’aspirante, est-elle en haut lieu la cause de l’insistance qui, en çes dernières années, l’a replacé devant elle. Mais professeurs et élèves seront définitivement fixés, et convaincus de l’importance des deux études, que nous n’avons cessé de recommander ici, comme devant être menées de front, et après informations prises auprès de membres du Conseil supérieur de l’Instruction publique. L’un deux, M. René Leblanc, Inspecteur général, en donnait même l’affirmation dans le Moniteur du Dessin.
Le doute n’est donc plus permis de l’étude du dessin proprement dit, par l’imitation de l’ornement en relief, et de son application pratique : soit d’après cet ornement lui-même (demandé alors en petite dimension et au trait, comme élément décoratif), soit d’après la flore, élément fourni dans ce cas.
L’adaptation de l’un et de l’autre est appliquée de préférence aux travaux à l’aiguille dans plusieurs examens. C’est particulièrement en ce sens que seront faits tous les exercices préparatoires. La multiplicité des moyens d’exécution par l’aiguille, exige un dessin bien approprié à chacun d’eux, et pour cela, acquérir l’expérience par l’observation des objets ouvrés, dont le dessinateur doit connaître l’interprétation précise autant que spéciale : qu’il s’agisse de broderie, ses divers genres; de dentelle, selon leur dénomination d’origines connues ; de tapisserie, et ses différents points désignés par un nom.
Savoir dessiner, prouver ses aptitudes dans l’imitation juste d’un modèle, ou dans la combinaison bien appliquée selon un programme donné, c’est ce qui est demandé aux candidats en général dans l’épreuve de dessin au brevet supérieur d’abord, et dans plusieurs autres examens, où elle consiste simultanément en l’imitation ou l’application pratique dans une forme imposée.
Le Moniteur du Dessin , depuis sa fondation, en fournit de nombreux exemples. Le dernier, l’étude du Pin et ses trois adaptations, montrent bien ce que l’on peut obtenir d’un même élément, dont deux applications spéciales à l’aiguille. Le motif pour pyrogravure en ferait une troisième en broderie de plusieurs tons, sur drap ou sur soie par exemple; ou même en application de ces deux étoffes de même ton, et dans les deux cas, des nœuds pour le fond dans la bordure.
Deux autres planches de décoration applicable aux arts industriels, inspireront une autre série d’élèves étudiant d’une façon toute spéciale l’art décoratif. L’interprétation pour les objets en relief qui, présentés sous plusieurs aspects, donnent l’idée du but à atteindre : recherche de la forme, celle du décor, pour un ensemble harmonieux à l’œil, mais dont l’auteur doit avant tout penser à sa destination.
Eugénie Luneau.
BREVET SUPÉRIEUR
Composer, à l’aide du « bouton d’or», une garniture de corsage : col, revers de manches, empiècement. Ce dernier d’une forme au choix de l’aspirante, sur demi-feuille papier Ingres ou Prudhon.
Durée de l’épreuve : trois heures.
BREVET ÉLÉMENTAIRE
Dessiner au trait, un petit guéridon de forme ronde ou ovale, sur quart de feuille Ingres ou Prudhon.
Durée de l’épreuve : une heure.