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RÉFLEXION DANS L’EAU

La réflexion dans l’eau d’un objet est la reproduction à l’envers de cet objet. Les lignes vont aux mêmes points de fuite, les grandeurs sont les mêmes, c’est donc une nouvelle opération, mais la tête en bas, qu’il faut faire sur les mêmes

données. Les hauteurs seront les mêmes aussi, mais mesurées depuis le niveau de l’eau.

Ainsi la tour d k l (fïg. 78) se reflétera dans l’eau à une profondeur égale à elle-même, plus la hauteur du terrain au-dessus du niveau m n de l’eau, et répétée au-dessous de ce niveau.

Il résultera de là que le spectateur placé en a verra la réflexion depuis le sommet réfléchi q de la tour jusqu’au point e, c’est-à-dire presque dans son entier. Si le spectateur vient en b, il ne verra plus la réflexion de la tour que de q en /, il ne verra même plus le point h du terrain, le point i de la berge lui cachera tout cela. Arrivé en c, il ne verra plus rien de la réflexion.

Voici comment on opérera pour obtenir la réflexion de la construction (fig. 79). On déterminera la forme de la berge par la ligne a b allant du coin du mur au bord de l’eau ; de b on enverra une ligne au point de fuite F, on aura

ainsi le niveau de l’eau sur cette ligne b F'. On abaissera le coin c a du mur jusqu’au point d, on mènera de ce point d, une ligne au point de fuite F, et sur cette ligne, en abaissant le coin e du mur, on obtiendra le point g. La ligne g d représente la trace de la construction au niveau de la surface reflétante ; on portera la hauleur d c en i, la hauteur g h en j, et, pour la tour, la hauteur v l en 5. On cherchera le milieu m de la base du toit que l’on portera en p, en prenant v comme

centre. Autour de ce point;;, qui est par conséquent le centre réfléchi de la base du toit, on projettera les huit points qui ont servi à construire le cercle et on aura ainsi le cercle réfléchi. Pour l’arbre, dont le tronc est caché derrière le mur, on déterminera le point où on suppose qu’il est planté, on en fera la projection au niveau de l’eau en x et on obtiendra ainsi le sommet y de la réflexion de l’arbre. On obtiendra de même la réflexion des principales saillies du terrain en menant des verticales par ces points culminants et en déterminant leurs projections r, t, u, sur les lignes du niveau de l’eau. Ces points, pris comme centres, serviront à trouver les points réfléchis.

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