OMBRES VENANT DU FOND FOYER LUMINEUX PLACÉ DEVANT LE SPECTATEUR
Il est clair que dans ce cas les rayons ne paraîtront plus parallèles, ils obéiront aux lois de la perspective ainsi que les ombres des objets et les objets eux-mêmes.
Dans ce cas il faut avoir la place du soleil, soit s (fig. 90). On projette ce point sur l'horizon P. De ce point P on mène des lignes par les différents angles qui
forment la base de l’objet dont on veut dessiner l’ombre, puis du point s on mène des rayons par les points correspondants du sommet de l’objet, et la rencontre de ces rayons avec les lignes menées du point P détermine la forme de l'ombre portée.
Pour obtenir les ombres de ce coin de mur percé d’une porte (fig. 91), on s’y prendra ainsi : après avoir déterminé la place du soleil et sa projection sur l’horizon, on mènera, de cette projection, des lignes a la base a de la partie cachée de la porte, et à sa base d. Du point b de la partie cachée, qui est celle qui reçoit le soleil et qui par conséquent porte ombre, on tracera un rayon jusqu’à la rencontre en h de la ligne P a. Du point F de fuite de l’épaisseur de la porte et du
LA GÉOMÉTRIE
retour du mur on clevera une verticale jusqu’au niveau du point S que l’on amènera sur cette verticale, et c’est de ce point S’ que l'on tracera par le point c la portion d’ombre portée sur l’épaisseur de la porte, puis du point K où cette ombre rencontre le côté f d de la porte, on mènera un rayon, partant du point S, qui viendra déterminer le point d’ombre portée sur la ligne partant de d. Mais la ligne partant du point d rencontre en m la base du mur d’angle. De ce point m on élèvera une verticale, et c’est sur cette verticale que la ligne, venant du point K,
déterminera en o l’ombre du coin de la porte. Puis de o on tracera une ligne du point S’ pour mettre l’ombre dans le plan du mur; enfin une ligne du point h au point r où la ligne S’ o rencontre la base du mur donnera l’ombre formée par terre par le linteau de la porte et brisée par le mur qu’elle rencontre en r. Par. le point L on tracera de même une ligne du point S’ pour avoir l’ombre portée par le mur de face. Pour le chat qui passe sur ce muret dont l’ombre se projette sur l'autre, on déterminera quelques-uns des points de son contour, les pattes, le bout du museau, le bout de la queue, etc,, dans leur rapport avec les aplombs du mur et de son ombre portée, et on réunira ces points à la main.
A remarquer la longueur énorme de l’ombre du chat, causée par le peu de distance qui sépare le point P du point F, ce qui donne aux rayons solaires une grande obliquité par rapport à la surface du mur éclairé. .