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LE MEMBRE INFÉRIEUR

L’os de la cuisse, appelé fémur, est le plus long des os du squelette. Il est muni à sa partie supérieure d’une tête qui s’emboîte dans la cavité cotyloïde de l’os iliaque, cette tête est reliée au corps de l’os par une partie oblique appelée coi

SQUELETTE DE l’ A RT IC UL ATI O N DU GENOU (JAMBE GAUCI1E)

A, Condyles du fémur.

B, Rotule.

C, l isteaux du tibia.

D, Tubérosité antérieure.

E, Tête du péroné.

F, Tubérosité interne.

G, Epine du tibia.

du fémur, et au point de jonction de ce col et du corps se voit une forte saillie appelée le grand trochanter (fîg. 124) et placée à la partie externe de l’os. A la face interne, une tubérosité plus petite prend le nom de petit trochanter. La coupe transversale du corps du fémur détermine une forme triangulaire à côté antérieur curviligne; la partie postérieure du corps présente une arête appelée ligne âpre. La partie inférieure de l’os se termine par deux fortes tubérosités appelées condyles du fémur et destinées à s’ar ticuler avec l’os de la jambe (fig. 133 et 134). Dessinez le fémur sur toutes ses faces, séparément et dans son rapport avec le bassin, afin ■de vous rendre compte de l’obliquité qu’il présente par rapport à l’axe du corps,

OSTÉOLOGÏE

dont il s’écarte beaucoup plus à sa partie supérieure qu’à sa partie inférieure. A noter aussi sa courbure en avant, si on le regarde de profil.

Les condyles du fémur s’appuient sur la large surface que leur offre la partie

A, Extrémité inférieure du tibia et malléole interne.

B, Extrémité inférieure du péroné, malléole externe.

C, Astragale.

D, Calcanéum.

E, Scaphoïde.

F, Cuboïde.

C H I, Les trois cunéiformes.

J, Métatarsiens.

Iv, Premières phalanges.

L, Deuxièmes phalanges (phalangines).

M, Troisièmes phalanges (phalangettes).

supérieure de l’os de la jambe appelé tibia (fig. 124). Cette surface est divisée en deux par une petite éminence appelée épine du tibia (fig. 133, 134), qui, placée entre les condyles du fémur, les empêche de se déplacer latéralement. Les deux parties de la surface ainsi divisée offrent une légère concavité et se nomment les plateaux du tibia. Le corps de cet os est triangulaire; il a donc trois faces : sa face latérale interne n'est recouverte que par la peau et se distingue très nettement sur le sujet vivant. Le bord antérieur de cette face se nomme crête

du tibia. Au sommet de cette crête et au-dessous de la tête de l’os se trouve la tubérosité antérieure où s’attache le tendon sous-rotulien. La rotule est un petit os triangulaire placé le sommet en bas et qui se distingue aisément sous la peau. Le genou est complété par la tête du péroné qui se voit au côté externe de la jambe. Le péroné, second os de la jambe, est très grêle et terminé par deux tubérosités. Il est placé le long de la face externe du tibia légèrement en arrière. Il s’attache en dessous de la tête du tibia, et son extrémité inférieure dépasse un peu celle de cet os. Il résulte de cette disposition que de ces deux extrémités appelées malléoles (du latin maliens, marteau), l’externe, formée par le péroné, est placée plus bas que l’interne, formée par le tibia. La réunion de ces deux malléoles forme une véritable mortaise dans laquelle s’emboîte l’astragale, l’un des sept os du tarse, qui articule le pied sur la jambe. L’astragale s’appuie à son tour en arrière et en bas sur le calcanéum, en avant sur le scaphoïde et le cuboïde; trois petits os appelés : premier, deuxième et troisième cunéiforme complètent la série des os du tarse (fig. 135, 136).

On trouve ensuite cinq os allongés placés de front et s’articulant sur les os du tarse Ce sont les métatarsiens (c’est-à-dire à la suite du tarse); puis enfin les phalanges des orteils, au nombre de trois pour chaque orteil, sauf le premier, qui n’en a que deux.

Dessinez rigoureusement toute cette charpente de la jambe et du pied. Vous ne connaîtrez jamais assez ces détails très compliqués. Copiez-les isolément si vous en avez des modèles à votre disposition, puis réunis et. dans leurs rapports les uns avec les autres; étudiez l’ensemble du pied dans toutes les positions, car le pied d’après le modèle vivant est peut-être plus difficile encore à dessiner que la main. Il est composé d’éléments aussi compliqués, mais, de plus, il est déformé par la marche et la chaussure; et si vous ne l’avez pas analysé, si vous ne le possédez pas à fond, vous risquerez de ne faire que des choses informes. — Voici un croquis représentant l’empreinte d’un pied nu sur le sable (fig. 137). Vous voyez d’après cela que, seul de toute l’arcade plantaire, le bord externe du pied porte sur le sol dans la marche. Avoir le pied plat, constitue un vice de conformation qui est un cas rédhibitoire pour le service militaire, car le sujet atteint de cette infirmité touche la terre de toute la plante du pied, ce qui est une cause de grande souffrance et le rend impropre à la marche.

Fia. 133. — Osléologie. — Figure de la chapelle Sixtine (d'après Michel-Ange).

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