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MEMBRE INFÉRIEUR ÉCORCHÉ (FACE ANTÉRIEURE

A, Crête iliaque.

B, Pubis.

C, Rotule.

1), Condyle interne.

E, Tubérosité interne du tibia.

F, Tibia.

G, Malléole interne.

1, Tenseur de l’aponévrose fascialata.

2, Grand couturier.

3, Droit antérieur. )

■l, Vasle interne. > triceps fémoral.

5, Vaste externe. )

b, recune.

7, Premier et deuxième abducteur.

8, ’ Droit ou grêle interne.

9, Jambier antérieur.

10 Extenseur commun des orteils.

1 1 ’ Extenseur propre du gros orteil.

12, Perunier antérieur.

13, Jumeaux.

14, Soléaire.

15, Tendon du long fléchisseur.

16, Ligament annulaire.

MYOLOGIE

dons du biceps et du demi-tendineux à la jointure de la cuisse et de la jambe (du grec pop lès, jarret).

De ce creux partent deux muscles, qui descendent le long de la jambe en s’élargissant et s’épaississant; puis un peu au-dessus du milieu de la jambe, ces deux masses se rétrécissent et se transforment en un tendon ; ces muscles sont les jumeaux, se terminant par le tendon d’Achille, qui va s’attacher au calcanéum. Leur fonction est par conséquent de soulever le talon et de porter la jambe en arrière. Ils sont aidés par le soléaire qui est placé en dessous d’eux, et déborde un peu de chaque côté pour aller aboutir au même tendon. A la suite du soléaire, sur le côté externe de la jambe, se voit une espèce de corde mince qui part delà tête du péroné et va passer derrière la malléole externe, sur laquelle il tourne comme sur une poulie pour plonger ensuite sous la plante du pied, dont il produit l'extension sur la jambe (fig. 150). Ce muscle se nomme le long péronier; à côté, en avant et partant de plus bas, le court péronier suit à peu près Je même chemin. A côté du long péronier, à sa partie supérieure, se trouve un large muscle appelé jambier antérieur (fig. 151). Ce muscle occupe le côté externe du tibia, à la tubérosité externe duquel il s’attache et dont il suit la crête, puis un peu avant d’arriver au cou-de-pied, il passe au côté interne par un tendon qui va s’attacher au premier métatarsien, celui du gros orteil. Ce muscle est fléchisseur du pied sur la jambe.

Dans l’angle formé parle jambier antérieur et le long péronier, on aperçoit l’extenseur commun des orteils, qui passe sous une sorte de bride appelée ligament annulaire du tarse, puis se divise en cinq tendons ; quatre vont aux phalanges des quatre derniers orteils, et le cinquième va au métatarsien du cinquième orteil. Le gros orteil a son muscle et son tendon particulier que l’on voit entre l’extenseur commun et le jambier antérieur, et qu’on nomme l’extenseur propre du gros orteil.

A la face interne de la jambe, on ne trouve pas de muscle, le tibia est à nu sous la peau et forme un méplat, en arrière duquel font saillie les muscles de la face postérieure et dont lè bord antérieur est arrondi en haut par le gonflement du jambier antérieur.

Remontons au cou. Sa partie postérieure est formée par le trapèze qui le relie à l’épaule. A sa partie antérieure (fig. 148), on voit deux forts muscles qui, partant de derrière l'oreille, viennent obliquement se réunir à la base du cou dans l’axe du corps, en envoyant chacun en dehors une ramification vers la clavicule. C’est le sterno-cleido-mastoïdien. Ce nom est un peu long à. prononcer, mais désigne bien les attaches du muscle : le sternum, la clavicule, l’apophyse mastoïde du temporal. Ces muscles, s’ils agissent ensemble, font baisser la tête en avant, si l’un des deux est seul en action, il tourne la tète du côté opposé. Entre ces deux muscles, dans le milieu du cou se distingue le cartilage thyroïde, plus ou moins saillant selon les individus, et qu’on nomme vulgairement pomme d’Adam. C’est un des anneaux du conduit respiratoire appelée la trachée.

Quelques muscles venant des profondeurs se montrent dans l’espace compris entre le trapèze et le sterno-cleido-mastoïdien : tels sont, près du trapèze, le splénius, et, à la suite, le grand complexe, qui montent de la colonne vertébrale et vont au crâne qu’ils tendent à porter en arrière. Un muscle long et grêle, l’omoplate-hyoïdien, part de l’omoplate, passe sous le sterno-cleido-mastoïdien, et va s’attacher tout en haut du cou à un petit os détaché appelé l’os hyoïde. Tous ces muscles de la partie antérieure et latérale du cou sont recouverts par le muscle peaucier, qui part de la poitrine et se dirige vers le maxillaire inférieur. €e muscle n’agit pas sur des pièces osseuses et ne fait que tendre la peau à laquelle il adhère. La plupart des muscles de la face sont également des muscles peauciers : tels l’orbiculaire des paupières et l’orbiculaire des lèvres, le grand et le petit zygomatique, lerisorius de Santorini, etc., etc. ; ils contribuent au jeu de la physionomie et sont nommés, pour cette raison, muscles de l’expression. En dehors de ceux-là, deux muscles de la tête produisent la mastication en agissant sur la mâchoire inférieure. Ce sont : le temporal qui occupe toute la fosse temporale, et s’attache à l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur, et le masséter, qui est fixé en dessous de l’arcade zygomatique et va de là s’attacher à la branche horizontale du maxillaire près de l’angle postérieur.

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