SQUELETTE D’AIGLE
A, Crâne.
B Clavicule.
C, Sternum.
D, Bréchet.
E, Omoplate.
F, Humérus.
G, Cubitus.
Il, Radius.
I, Os du carpe.
J, Métacarpiens.
K, Phalanges.
L, Os du bassin.
M, Os coccygiens.
N, Fémur.
O, Côtes.
P, Rotule.
Q, Tibia.
R, Péroné.
S, Calcanéum.
T, Tarse.
U, Métatarsiens et phalanges,
ANATOMIE COMPAREE
Le sternum offre aussi certaines variétés ; ainsi il est vertébré chez le chat (fig. 162), énorme chez les oiseaux, où il présente la forme d’un grand bouclier convexe qui couvre toute la poitrine et une partie de l’abdomen, et est garni d’une épine médiane plus ou moins saillante suivant les espèces et appelé bréchet (fig. 154).
La queue, chez les animaux qui ont cet appendice, est un prolongement du coccyx. Les membres, qui chez tous les animaux sont établis sur le même principe que chez l’homme, offrent aussi des différences notables selon les espèces. D’abord la grande division en plantigrades et digitigrades, selon que l’animal
A, Radius.
E, Cubitus, g, Os du carpe.
1), Métacarpiens.
E, Premières phalanges.
F, Deuxièmes phalanges.
G, Troisièmes phalanges.
marche sur toute la plante du pied, comme l’ours (fig. 155), etc., ou sur le bout du pied seulement, comme le cheval, l’âne, etc. ; puis selon que le pied est enfermé dans un sabot unique, comme le cheval appelé pour cette raison solipède, ou dans un double sabot, pied fourchu, comme le bœuf, le cerf, etc., ou enfin selon que l’animal a' des pattes armées de griffes, comme le chat, le chien, etc., etc.
Chez le félin, qui de ses pattes de devant saisit sa proie et même la porte à sa gueule, on trouve la supination et la pronation, le radius est bien détaché du cubitus et tourne autour de lui; dans la marche le membre est en pronation, les deux os sont croisés. A la partie postérieure de la patte de devant, l’oîécràne fait une très forte saillie, offrant au triceps brachial un puissant bras de levier pour
LE DESSIM
faire mouvoir la patte. Chez le chien, doué d’une beaucoup moindre grande dextérité, le radius et le cubitus sont presque complètement soudés ensemble, le membre reste toujours en pronation.
Vous étudierez avec soin la conformation des griffes chez le chien et chez le chat. Vous savez que le félin a la faculté de rentrer ses griffes lorsqu’il marche (fig. 156), ce nui les préserve de l’usure et lui permet au moment voulu de
A, Radins.
B, Cubitus.
G, Os du carpe.
D, Métacarpiens.
E, Premières phalanges.
F, Deuxièmes phalanges.
G, Troisièmes phalanges armées de l’ongle.
plonger dans la chair de son ennemi les redoutables crochets (fig. 157), dont tout le mondé a ressenti les atteintes, au moins de la part de cet aimable tigre d’appartement, proprement dit le chat. Vous verrez que la griffe est adaptée comme l’ongle de l’homme à la troisième phalange; cette phalange est munie d’une articulation extrêmement étendue, qui lui permet de se redresser et de venir se placer le long de la deuxième phalange, sur sa face externe. Dans cette position, la griffe est en l’air, sa pointe est entièrement dissimulée sous les muscles, l’animal fait patte de velours, mais ne vous y fiez pas.
Ces animaux, chien, chat, etc... marchent sur les doigts entiers, les trois pha-
ANATOMIE COMPAREE
langes portent sur le sol. Chez les animaux à sabot unique ou double, cheval, âne, bœuf, cerf, etc., la dernière phalange seule touche à terre, les deux autres restent en l’air. De plus, on ne trouve plus, comme chez le chien et le chat, cinq doigts distincts. On n’en trouve que deux à chaque pied chez les ruminants (fig. 158), et un seul chez le cheval (fig. 159). La troisième phalange garnie de corne et qui porte à terre se nomme le sabot, la deuxième phalange est appelée la couronne, la première le paturon. L’articulation du paturon au métacarpien dans