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entière (1). Cependant, pour expliquer cette contagion du mal, Calvin croit qu’il est inutile de recourir à l’hypothèse du traducianisme (2). D’après lui, en effet, cette contagion n’a pas son siège dans la substance du corps ou de l'âme ; elle est le résultat de l’ordre établi de Dieu, en vertu duquel les dons qu'Adam avait reçus étaient communs à toute sa race, en sorte qu’il ne pouvait les conserver ou les perdre sans déterminer ses descendants à la sainteté ou au péché (3). Mais Calvin ne présente pas cette théorie fédérale comme une explication. Cest l'affirmation d’un mystère, et il déclare que la transmission du péché et de la coulpe est injustifiable au point de vue rationnel ; « il n’est pas advenu naturellement que tous déchussent de leur salut par ja faute d’un: » C’est le résultat du décret de la prédestination (4), décret absolument incompréhensible : « car il n’y à rien de plus contraire au sens commun que de faire tout le monde
4. Inst. chr.. IL 1, 6 ; première éd., 1535, opp. Calv., VON, p.29;