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En second lieu, cette corruption naturelle, même après la régénération, est une puissance essentiellement active qui se confond avec la spontanéité même de notre être (1), et qui rend nécessaire l’action régulatrice de la Providence. Cette corruption (qui est le péché) donne naissance aux péchés actuels « tout ainsi qu'une fournaise ardente sans cesse jette flambes et étincelles et une source jette son eau » (2). Dans cet état de corruption, l'humanité a perdu son libre arbitre, c’est-à-dire que la volonté humaine ne peut plus que pécher, etque non seulement elle ne peut faire le bien sans l'assistance de la grâce, mais que cette assistance même est insuffisante et qu’une transformation éomplète de sa nature esi nôcessaire (3). L'homme est asservi à son propre péché (4), il en est l’esclave; mais il en est l’esclave volontaire, car cet esclavage porte précisément sur la volonté (5) : « si ne faut-il pas pourtant penser que l’homme pèche comme contraint par nécessité violente : car il pèche d’un consentement de volonté très prompte et encline.
la première édition de l’Znst. chr., IL. Opp. Cale. vol. I, p. 28 et 29 ; éd. 1539, 2. 12.
4. Inst. chr., IL, 1.8; éd. 1539, 2. 13. « Toutes les parties de l'homme depuis l’entendement jusqu’à la volonté, depuis l'âme jusqu’à la chair, sont souillées et du tout remplies de celte concupiscence : ou bien, pour le faire plus court, que l’homme n’est autre chose de soi-même que concupiscence. »