SCÈNE VIIÏ
Les MÊiviES, NISSOL, puis RAYMONDE
NissoL, qui vient de gauche rapidement.
Je file!... Princesse, je vous salue. Comment avez-vous trouvé mes cigares?
LA PRINCESSE. — Epatauts ! Quand vous voit-on ?
NISSOL. — Je viendrai prendre le thé chez TOUS demain..
LA PRINCESSE. — Comme vous vous sau-
NISSOL. — Je suis pressé en d.iabîe. Au revoir, Jack! Au revoir, Cyril.
CYRIL. — Au revoir. . .
RAYMONDE, surgissaut de gauche. — Vôu»
partez?
NISSOL. — Je vous ai fait mes adieux.
RAYMONDE. — Vous partez?
NISSOL. — Mais... oui, avec votre permission.
RAYMONDE. — Je VOUS la refuKc, Vous ne partiiez pas!
NISSOL. — Je regrette infinimm^... je suiî^.
attendu et...
RAYMONDE, liu barrant le passait r. — Vous ne partirez pas. J'en ai assez de vos mensonges !
LA PRINCESSE, sHuterposant. — Voyons^ Raymonde...
RAYMONDE. — Toi, laissc-moi tranquille!
NISSOL. — Cette scène est ridicule! Je vous en prie...
CYRIL. — • Voyons, Raymonde...
. RAYMONDE — Vous ne partirez pas.
NISSOL. — Vous allez m'obliger à vous désobéir !
RAYMONDE
E s*sa yez donc , misérable î
Elle veut se jeter sur lui :
Nissol recule vivement son chapeau tombe,
JACQUELINE
qui a saisi hrnsquement sa mèrp par le hras et Va séparée de Nissol. — En voilà assez, maman!
Tais-toi, et ne bouge plus.
RAYMONDE
C'est à ta mère que tu oses parler de cette façon?
JACQTELINE,
indignée^ douloureuse. ■ — Oui.
c'est à toi que je parle. Assez, tu m'entends^- Asse2, a^sez, assez 1
RAYMONDE. — Comment oses-tu..- ?
jACQUKiiNTî. — Assez! -
j^issoi . — Je vous prends à témoin, Jack que...
NISSOL
— PrïK GESSE, JE VOUS SALUE.
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éS!
jACJQrjELiNE. — Vous, allez- vous-eii! Tout de suite.
NïSBOL. — Je n'ai pas dit un traître mot qui...
JACQUELINE. — Allez-vous-en. Je ne sais pas si vous avez tort ou raison, mais allezvoue-enî Je vous supplie de vous en aller, je vous ordonne de vous en aller !
RAYMONDE. — Cette foie, c'est fini, bien fipiî Ai-je été bête!,..
CYRIL — " Oui, Nissol, venez, je vais vous accompagner. Plus d'enfantillages! Tenez, voilà votre petit chapeau. (Il le lui remet sur la tête, tout de travers.) Venez! Et vous aussi, Ray monde !
RAYMONDE, qu' U entraîne. — Ah ! Cyril, laissez-moi,
- CYRIL. — Mais non, je ne vous laisse pas.
Quoi, il y a un malentendu? Eh bien! nous allons éclaircir ça en nous promenant dans cette allée. Les allées, c'est fait pour s'expliquer... Je vous parie que j'arrange tout!...
Il les entraîne vers le temnis.