SCÈNE II
Les Mêmes, JACQUELINE
MADAME MICHELON et MADAME PRADÈS,
que ensetrihle. — Bonjour^ chère madame!
JACQUELINE. — Boujoiir, mesdames!... Bonjour, monsieur Michelon!... Ma belle-mère descend tout de suite... Je suis n-avrée que vous avez attendu.
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UADXUtë MiCHELON. — Nous arrivons à la minute !
JACQUELINE:. — ' Ma belle-mère, Lucienne et moi, nous rentrions au moment oii on vous a > annoncées. Nous avons été faire un tour sur la jetée, et nous avons attrapé une telle poussière dans les rues qu'il nous a fallu...
MADAME PRADBS. — Je VOUS cu prie, ne vous excusez pas! Pour ma part, le temps ne, m'a pas paru long en compagnie de M"^^' Michèle n.
MADAME MTCTiELON. — Oh ! chère madtame, C^est votre conversation, aii contraire...
MADAME PRADÈs. — Enfin, nous avons bien bavardé toutes deux !
MADAME MICHELON, à Jacqueline. — Nous ^avons mémo dit beaucoup de mal de vous.
JACQUELINE. — S'il n'a été question que û& moi, je crains que vous ne vous soyez bien ennuyées !
MADAME PRADÈs. — Vous vouiS calomuicz !
MADAME MICHELON. — N'êtes-vous pas La femme la pliLs élégante do Cherbourg?
JACQUELINE. — • Oh!
MADAME MICHELON. — Jo u'cn VCUX pOUr
preuve que ce déshabillé, Tl est d'uji chic!... JACQUET.TNK. — Une petite robe d'intérieur Lien simple !
MADAME PRADÈS. NoUS VOUS CUvioilS
toutes cette simplicité-Ki !
JACQUELINE. — Jo suis ravio que mes toilettes vous plaisent. On m'envoie les patrons, et cela me permet do donner à la couturière des indications précieuses... Je n'ai que cet avantage !
MADAME PRADÈS. — Et cclui aussi do connaître, à Paris, des dames qui s'habillent à la dernière mode.
Un silence.
soyons très arriérées, mais je vous assuré que dès que ma fille aura l'âge...
MADA3IE MICHELON. — C'est mou systèmc :
les brassières jusqu'à douze ans, et puis UB corset ! un bon corset !
MADAME PRADÈS. — Croyez-moi, chère madame, notre austérité de province, oomm-e vous dites, a du bon.
JACQUELINE. — Mais vous m'avez mal coni-
MADAME PRADES. — V'ous ne portez pas