‹ Le détour; comédie en trois actesChapitre 3 sur 69 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

JACQUELINE, CYRIL, ARMAND

Tls entrent de droite, par l'allée aux marches. Flanelle blancKe, bras de chemise, raquettes.

ARMAND, qui paraît le dernier. — Encore une partie! Voyons!...

JACQUELINE. — Flûte î... Vous êtes trop maladroit !

ARMAND. — La dernière!

, jACQUEiiNE. — Non, je suis fatiguée. S* an Jouait à s'étendre par terre? (Avec des coussins, elle se fait un lit au pied de V arbre.) Xà! Il est chic, mon dodo...

CYRIL, s^ étendant dessus à plat ventre. — Tous parlez I

JACQUELINE. — 31 ne vous manque rien? ;

CYRIL. — Si ! Une situation indépendante. ' '

JACQUELINE. — Nous Qïi souimes tous îà.

[j^Jlc se compose un second lit, non loin, avec une couverture et le reste des coussins.): Ah"! > non, par exemple, mou petit oreiller, je ne . vous le laisse pas! Œlle Je lui arrache.) Votre^/s tête cle mâle tonte pleine d'ignobles peîaséeé - sur mon petit oreiller! (Elle s^ étend,) Ouf! ,, on est bien... " ■-■ . <

CYRIL. — On n'est pas mal.

JACQUELINE:. — L'air est pur.

CYRIL. — Les oiseaux chantent.

JACQUELINE. — On dort ?

CYRIL. — On ronfle. '

Ils ferment les yeux. Cyril ronfle effroyablement.

ARMAND, qui s'est approché. — Hum! (Cy-//

"^QV^ me imites penfier à Uîie Appelez-moi Jack ou ma-

^^*^^'-%^s^0^yip^* -- Puisque tous m'y. autorisez,. l'-I.^'^f^pÉ^W^î. ^^cki que...-?

,' '' ^^lè^pp^^ii^. — Décidément, appelez-moi

^ff^,|(^]^^

.^^^igpi;^i<jNEi. — - Yqu» pronoucez Jacques, ir^|ff:^C^àfâW^« Érèi;e J-acqu^es! Et puis, vous "' ' ' Vous faites un sort à

ARMAND. — Je yoalais vou« demander si^ à pi'ésent, madame votre mère serait visible ?

jACQUi^L:iiN?ti. — Je vous ai déjà dit qu'aussitôt habillée, maman nous rejoindrait. Coudiez - vous donc pa ?• terre 2^ attend': ., avi lieu de faire la petite folle des jardins!

OYRiL, à Arm<nr}(L — Je parie que vovis avez envie d'une place, là, tout près de mai.

ARMAND. — Non, merci. Je vais aller me rbabiller. Je me suis donné si chaud, et puis j'ai déchiré la manche de ma chemise... Oh! tenez, jusqu'à répaule !

Ne vous frappez pas,,, mon

jhPES TROP BKOIT î

CYRIL

JACQUELINE, — C'est la vie...

■^ €îYBiL. — Ojffrez-lui une douche.

' * JàCQiJiBKiiNE. — - Je la lui ojïre.

mand.) Vous n'aurez qu'à appeler Joseph Tpoïtr v^us la donner.

AltMAND-. — Merci. Dans un quart d'heure, jefr-^viensvous faire me-s adieux.

"" ^ JACQUELINE. — Comment, vous ne dînez pas avec nousP'

ARMAND. — Vous êtes mille fois aimable, ' ^ Ittâis jb siai;^ invité, je...

JACQUELINE. — Ça, c'est trop fort! Alors, ^•vôue venez ici, ^uniquement pour apprendre 1^ tenîj^is, pour transpirer, pour maigrir, >^' |»Oôr vous (foucher 1 C'est votre hammam!

auuaHd y souriant et gêné. — Je vous as-

(A Ar

dî^ar mt i^ ^và mç^^m^ <^ ^P^ ^^® ^ "'".. ,ï^^ ' quelque utilité, I0 mû ¥mm ^^^ te 1^> Qn aune vodr autour ^e ^ le j^m^ de 0^ possible pour se donnei Filludan; ^ ht ^i^fefeé^ toujours absente

ARM^ÂNDi — Excusez^^fcoi, mt^j^.^.. / ;

JACQUELINE. — Surtout, ne jt*0 ;j^^ïpe||i^

pas de dîner demain! Je m'en x^^u^^^, .'j^^

vous dîniez ou non! Alîezj mc^^ie^r i|^i3^

mand Rousseau, vous faire doucher par ,^^

^seph. Allez, allez! >\

ARMAND. — Bien, mademoiselle Pp<c.

CYiUL. — H y a du progrjès.

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