ATTEINT LE BUT
bonne grâce, ni son aimable humeur. Bien a a e;;ntraire.
JACQUELIN^E. — A ce propos, notre retour ne créera-t-il pas au lieutenant Boissy les.
embarra-3 qu'avait prévus son père? Les familles des officiers ne rompront-elles pas leurs relations avec Lucienne?
ROUSSEAU. — Cette objection avait été soulevée en effet, mais j'ai fait visite la semaine dernière au colonel du régiment. Je lui ai parlé de vous à loisir et j'ai obtenu l'assurance que votre retour ne serait l'occasion, pour mon gendre, d'aucune avanie, et qu'au besoin de^s ordres rigoureux seraient donnés. (Un froid.) Oui... Un peu sur nos conseils et on prévision de votre retour, Lucienne s'est formé un cercje de relations nouvelles : des amis de mon gendre, des officiers^ de son régiment... Ces jeunes gens apportent chee nous ce mouvement et cet entrain dont l'absence a pu, par contraste, vous faire trouver notre façon do vivre un peu grave. J'ai une sympathie particulière pour un de ces messieurs : le capitaine Koyère. li vient souvent à la maison. C'est un homme tout à fait distingué. Mais vous l'avez rencontré, jecrois...
JACQUELINE. — Oui... N'est-îl pas marié?
ROUSSEAU. — Parfaitement. Sa femme est charmante. Très belle personne, d'ailleurs.
Elle est devenue une des meilleures amies de Lucienne. Ah! avant de clore ce chapitre, une recommandation ! Je peux être assuré, n'est-ce pas, qu'en votre compagnie, ma fille, qui a maintenant les responsabilités d'une épouse, conservera cette impeccable correction d'attitude qui la fait universellement apprécier ?
JACQUELINE, avec hauteur. — Mon père^ je ne comprends pas ! Me soupçonnez-vous d'avoir jamais donné à Lucienne un mauvais conseil ?
ROX'SSEAU. — Loin de moi cette pensée!
D'abord, j'ai élevé Lucienne moi-même et j'ose prétendre que son cœur et son esprit sont à l'abri des tentations. Je voulais seulement vous mettre en garde contre ce laisseraller et contre cette profane indulgence des; conversations qui...
Entre une bonne.
LA BONNE. — Madame, il y a là une dame qui veut vous parler.
JACQUELINE. — Eh bien ! Marie, lui avezvous demandé son nom ?
LA BONNE. — Elle dit qu'elle voudrait vous parler à vous seule.
JACQUELINE:, à Rousseau. — Je vous ' ^-
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Jacqueline. — Je su^s très
TOUCHÉp: VRAIMliNT.
mando pardon... cette petite n'est pas an courant. (Elle s'dvaiice sur le seiùL) Oli ! maman!... C'est toi, maman!... (Tête de lionsseau qui reste seul. Longues effusions dans
JACQUiaiNE. — On... N'i:st-îl tas marié "?
Vanticliiimhre. Fu'):<. phis clair.) Mai^s entre Mais si!... entre donc!