XLVIII INTRODUCTION
mère dans une des dernières lettres qu'elle n^çnt de lui :
" Chrétiens ! ce ne fut point Montcalm et la pmdence,
Ces arbres renversés, tes héros, leurs exploits,
Qui des Anglais confus ont brisé l'espérance.
C'est le bras de ton Dieu, vainqueur sur cette croix." (')
On ferait un beau livre avec tous les extraits de nos vieilles chroniques allant à prouver cett€ simple proposition que les héros de notre histoire ont eu à toutes les époques, le sentiment de la mission provi dentielle donnée à notre jeune peuple et qui se développe aujourd'hui avec tant d'éclat
Sans rien dire du merv^leux qui abonde dans toutes les relations et qui, aux yeux des moins crédules, doit avoir sa raison d'être au moment de Pévangélisation d'un pays, on peut trouver la philosophie de notre histoire, d'une part dans toutes ces preuves, touchantes de foi et de dévouement que les laïques aussi bien que les religieux nous fournissent et de l'autre dans les événements eux-mêmes, qui se sont conduits et se conduisent encore comme le décrit la femme illustre citée plus haut. A chaque période critique, le salut de notre nationalité est dû à notre religion, qui la protège même humainement et politiquement, et cela d'une manière encore plus visible depuis la conquête.
(') Comme on servait antre/ois par le Père Sommer vogel— Paris 1872.