‹ Le Deuxième centenaire de l'érection du diocèse de QuébecChapitre 26 sur 114 · INTRODUCTION. XLIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLIX

On Ta (lit bien des fois, et Bossuet en eut fait un l)ean chapitro de son discours sur Thistoire universelle : nous avons été enlevés à laFrance au moment précis où il le fallait pour échapper non-seulement aux horreurs de la révolution, mais encore au contact d'une philosophie délétère qui eut desséché nos croyances et paralysé notre vitalité. L'abandon et la conquête si amèrespour nos ancêtres furent adoucies par les capitulations et le traité, fruits d'une résistance héroïque, et aujourd'hui encore, les réminiscences les plus pénibles sont tempérées, et notre amour propre national est sauvegardé, par le souvenir des victoires de Carillon et S Sainte-Foye.

Lorsqu'ensuite l'Angleterre hésitait à exécuter les traités, lorsque ses légistes et la petite clique d'ennemis que nous avions dans la colonie, cherchaient mille faux-fuyants, mille équivoques pour s'y conformer en ne s'y conformant point, la révolution des Etats-Unis vint fort à propos trancher la question et nous faire assurer par l'acte de 1774 notre autonomie. Le procureur-général Mariott, qui avait fait un premier rapport dans un sens bien différent, appartenait au ministère et il eut beaucoup de peine à se défendre contre ceux qui l'accusaient de se contredire. Ce n'était pas l'homme de loi qui avait changé d'opinion, c'était l'orage grondant sur sa tête, qui avait fait réfléchir l'homme politique et lui avait dévoilé de plus saines notions du droit public.

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