RÉPONSE DE MGR. J. CAMERON
COAD.TUTEUR DE l'ÉVÊQUE d'aRICHAT.
Arichat, 25 août 1874.
Au Très-Révérend E. A. Taschereau, D. I). Monseigneur, Mon absence de chez moi m'a empêché d'accuser
f'érf'pfiuii de la gracieuse faveur de Votre Grâce du 8 du courant, et de F invitation à la solennité dn l^>" octobre prochain.
Jai promis, il y a à peu près six semaines, de prêcher a T occasion de la dédicace de deux nouvelles églises qui doivent être ouvertes an service divin vers la fin de septembre, et si je puis m" arranger de manière à ne pas désappointer les Révds. Messieurs, innnédiatement intéressés à cette cérémonie, ce sera avec le pins grand plaisir (]ue je me ferai 1" honneur d'assister à la fête de Québec.
Soit ([ue les circonstances me permettent ou non d'être présent à cette auguste assemblée qui doit rendre le premier octobre à jamais mémorable dans les annales de rAméricjue du Nord, je veux assurer Votre Grâce (jue nos plus vives sympathies et nos plus ferventes prières accompagneront vos pieux efforts à remercier dignement Notre-Seigneur Bienaimé des abondantes bénédictions qu'il a bien voulu répandre sur cette partie nouvelle, mais importante et pleine de promesses, de sa Vigne, et que mon cœur chérira toujours de la pins vive affection la ]>onn(^ Eglise-Mère de Québec.
J'ai riionnenr d'êlre, Moii cher Seigiunir (^t Arclievêijne.
V JnHN GaMEH!)N.
BÉPONSE DE MGR. JOS. LAKOCQtJE, ANCIEN ÉVÊQUE DE SAINT-HYACINTHE.
Saint-Hyacinthe, 26 août 1874.
A Sa (4 race Mgr, Taschereau,
Archevêque de Québec,
Monseigneur,
J'ose espérer que votrt^ indulgence me pardonnera le retard que j'ai mis à répondre à la. lettre de Vôtre- Grâce, en date du 6 courant, accompagnant Sa Lettre d'invitation à la fête du Deux-Centième Anniversaire de l'érection du Diocèse de Québec, et datée le 6 mai dernier.
Ces deux documents me furent remis, à Montréal, pendant le séjour que je faisais à Notre-Dame de Grâce, dans les intérêts de la nouvelle fondation d'un monastère de l'Institut du Précieux-Sang. Dès mon arrivée à Saint-Hyacinthe, j'ai dû entrer dans les occupations d'une retraite que j'ai prêchée à une partie de la Communauté des Sœurs de l' Hôtel-Dieu. Comme mon état maladif me rend inapte à subir la fatigue, j'ai cédé à mon inactivité.
J'ai bien de la reconnaissance envers Votre Grâce de ce qu'Elle a pensé à moi, qui n'ai pu me rendre à d aulnes invitations, auxquelles les circonstances semblaient me faire une loi de me rendre. Et né^uunoins, je crains bien d'être encore empêché d'assister à la grande et solennelle réunion du premier octobre prochain. J'ai l'incommodité de ne nie point suffire à moi-même. Mon état réclame des
soins, et quelque aide particulière, J*ai aussi à apxjréhender les accidents, dans le voyage, et au milieu de la foule réunie. Mes jambes ont peine à supporter le poids de mon corps, j'ai de la peine à marcher, et je ne puis le faire sans douleur.
Si Votre Grâce aime que je me fasse représenter. Mon ami, Mgr. Raymond, le voudra bien, je l'espère.
J'ai l'honneur d'être très-respectusement, Monseigneur,
De Vôtre-Grâce, Le très-humble serviteur et Frère en J. C. , f Jos. Ev. de Germanicopolis,
Ancien Evèque de Saint-Hyacinthe.