‹ Le Deuxième centenaire de l'érection du diocèse de QuébecChapitre 9 sur 114 · INTRODUCTION. :S · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. :S

ptis Monseigneur de Laval qui avait secoué la torpenr (lu gouvernement français? N'était-ce point son crédit à la cour, son zèle, ses voyages qui avaient fait comprendre à Louis XIV toute T importance de ces vastes domaines? Affermir son aiitorité, donner à sa position ce qui lui manquait ])^ur (^ue son influence se fît mieux sentir, indépendamment des autres conséquences bien plus élevées au point de vue purement religieux, n'était-ce point assurer le développement de la colonie et implanter dans le sol les profondes racines qui ont fait F arbre si vivace, si pi-opre à résister aux tempêtes, si susceptible de s'étendre en rameaux infinis, dont T ombre couvre maintenant toute r Améri(|ue ?

Transportons-nous en imagination à cette intéressante époque de notre histoire, et nous verrons comment tout se groujjait autour du nouveau siège épiscopal de Québec. Le séminaire, qui était à la fois l'œuvre de Mgr. de Laval et son appui, distribuait déjà des curés à de nouvelles jjaroisses échelonnées sur les deux rives du grand fleuve, paroisses ou plutôt rudiments de paroisses, groupes isolés de familles et d'habitations séparées i)a.v des forets et des déserts ! Les sciences et les lettres se cultivaient au collège des Jésuites et au séminaire; l'on y soutenait des

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thèseîs de philosophie et de mathématique auxquelles les hommes les plus haut placés de la colonie (F intendant Talon entr' autres) ne dédaignaient point de prendre part. Les hommes distingués que Mgr. de Laval avait su attirer autour de lui, les Ango de Maizerets, Dudouyt, Glandelet, de Bernières, (M de la Golombière, et plusieurs autres, édifiaient la population par leur piété et T éclairaient par leur science : ils formaient dans ce pays lointain et ignoré comme une succursale, comme un reflet de ce brillant clergé de France, dont Bossuet, Fénélon et Massillon furent les types illustres, connus et admirés dans le monde entier, {^) Les Pères Jésuites, les Récollets et les Sulpiciens trouvèrent en eux des émules qui s'identifièrent bientôt avec le peuple de la colonie et créèrent un clergé indigène dont Germain Morin et Amador Martin, tous deux enfants de Québec et descendants des premiers colons, furent les premiers sujets. L'école établie à Saint-Joachim, et qui dans les vues de f évoque devait être en même temps une école normale, une ferme-modèle et une école des

(J ) M. Henri de Bernières fut le premier prêtre ordonné dans l'église paroissiale, (13 mars 1660.;

('^) L'église du Canada touchait de près à lun de ces grands hommes. M. François de Salignac de Fénélon vint au Canada le 27 juin 1667, fut ordonné à Québec le 10 Juin 1669, et entra au séminaire de Saint-Sulpice. Il était frère du célèbre archevêque de Cambrai. Pour son histoire et ses démêlés avec M. de Frontenac, voir l'excellent travail de M. l'abbé Verreau, dans le Journal de r Instruction Publique de 1864.

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