‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 13 sur 151 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

Rouen et avait ordonné à son ambassadeur à Rome de presser cette mesure; mais le Souverain-Pontife s’y était constamment refusé etl’avait enfin emporté. La longue discussion qui avait eu lieu à ce sujet était une des causes qui avaient tant retardé l’érection du diocèse de Québec et l'émission des bulles du premier évêque de ce siége. L'on doit ici avouer que les regards du Souverain-Pontife pénétraient bien plus avant dans l'avenir que ceux du grand roi. Louis XIV s’occupait du royaume de France; Clément X songeait aux intérêts du monde catholique. La petite colonie française grandirait avec le temps ; séparée de la mère-patrie par l’océan, elle pourrait être arrachée à la France par l’ Angleterre si puis: sante déjà en Amérique : que serait alors devenue l'église de Québec si elle avait été accoutumée à s'appuyer sur celle de Rouen et à en dépendre ? Mieux valait établir de suite des rapports immédiats entre l’évêque de Québec et le chef suprème de l'Eglise catholique ; mieux valait établir des liens qui ne seraient brisés ni par le temps ni par la force ; et Québec pouvait ainsi devenir un jour la métropole des diocèses qui seraient tirés de son sein. »

«Le chef-d'œuvre de la bonté de notre auguste souverain (dit M. de La Colombière) et celui des travaux de notreinfatigable prélat, c’est l'érection de l'Evêché de Québec. Tandis que l’église n’a pas

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