‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 25 sur 151 · INTRODUCTION. XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIX

nos lacs, nos mers intérieures, qui se découvraient l’une-après l’autre, et au bout desquelles on croyait toujours trouver le passage à la Chine, à ce fabuleux royaume de Cathay dont le nom seul disait tant de choses à toutes les imaginations et à toutes les cupidités ;—c’étaient les grands fleuves, l'Ohio, le Missouri, le Wisconsin et le Mississippi sur lesquels on s’embarquait toujours avec l’espoir de déboucher sur la mer des Indes ou sur un océan inconnu. Autour de ces lacs et sur le parcours de ces rivières se trouvaient de vastes et fertiles régions, des peuples nouveaux que ces trois grands représentants de la France eurent à cœur d’ajouter au royaume de saint Louis, et l’un d’entr’eux plus encore à cet autre royaume qui n’aura point de fin.

Et cela ils rêvaient de le faire et ils le faisaient alors qu’ils ne connaissaient aucun de ces puissants moyens d'action que nous avons, alors que le temps et l’espace existaient dans toute leur incontestable souveraineté, que la barbarie, le désert et la nature n'avaient encore rien perdu de leur droits ! Ils le faisaient, ne disposant contre tous les obstacles que d’une population européenne qui égalait à peine celle de nos plus petites villes, et ne recevant de loin en loin, de l’autre côté des mers, que des secours toujours insuffisants ! |

Le Père Allouez et d’autres missionnaires avaient

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