‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 30 sur 151 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

point présentée à la race française en ennemie et em conquérante ; celle-ci gardait rancune à la France de l'avoir abandonnée une prémière fois à l'Espagne, vendue une seconde fois aux Etats-Unis. La lutte nationale à été plutôt sociale que politique : les deux ‘aces cependant ne se sont pas mêlées. Québec et Montréal sont des villes mixtes, moitié anglaises moitié françaises; mas c’est pour bien dire une moitié indivise. A la Nouvelle-Orléans, il y a deux villes, la ville fançaise et la ville anglaise.

» Là-bas, on paraît ne croire qu’à demi à la natio-

nalité; ici, on y croit plus que jamais.

» Les Canadiens-Français se sont attachés à lear religion, à leur langue et à leurs institutions en proportion des efforts que l’on a faits pour leur arracher toutes ces choses qui, beaucoup plus que le sol, forment la patrie.

» Pourront-ils Les conserver toujours, ou du moins : longtemps encore ? Problème difficile à résoudre et que les voyageurs et les hommes d’état ont envisagé sous des formes bien opposées!

» Le fait de l’accroissement extraordinaire de notre population, les nombreuses réformes sociales qui se sont introduites depuis quelques années parmi nous, les développements que prend la colonisation des terres incultes par des hommes de notre race, nos

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