‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 29 sur 151 · INTRODUCTION. XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIII

Acadienne et Louisianaise lui auraient bientôt tendu la main par de-là les mers.

» L'Acadienne comme ces vierges de l'antiquité que le ravisseur allait enlever jusqu’au pied des autels, a été arrachée à ses temples et à ses foyers et emmenée captive dans une terre lointaine. Des deux autres, l’une a été traitée longtemps en esclave dans son propre pays, et l’autre affranchie trop jeune s’est prostituée aux caresses de l’étranger : elle est la seule qui ait renié un jour sa mère et le doux langage appris à son berceau.

» Aux deux extrémités de l’ Amér ique du Nord, deux masses très importantes, deux nationalités distinctes tranchent encore sur l'immense mosaïque des populations de toute langue, de toute origine et de toutes croyances qui viennent s’absorber dans une même masse, dans une même nationalité anglo-américaine.

» À la Louisiane, par cela même qu’elle n’a pas été persécutée, il manque à la nationalité française un élément indispensable à toutes les nationalités comme à toutes les religions, il lui manque la foi. Les Louisianais ont dans le principe, fait bon marché de letur langue et n’ont pas insisté pour qu’elle fut reconnue officiellement dans leurs rapports avec le gouvernement fédéral ; ils l’ont même laissé proscrire du sein de leur législature.

» À la Louisiane, la race anglo-saxone ne s’est

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