‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 40 sur 151 · INTRODUCTION. XLV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLV

«Dans ce pays, dit-elle, et dans l'air de cette nouvelle église, on voit régner un esprit qui ne dit rien qu’obscurité. Tous ies événements qui nous arrivent sont des secrets de la Providence, laquelle se plait d’y aveugler tout le monde, de quelque condition et qualité qu'ils soient... Ent pret Édhates hs etdns obts

» On ne voit goutte, on marche à tâtons; et quoiqu’ou consulte des personnes très éclairées et d’un très bon conseil, pour l’ordinaire les choses warrivent point comme on les avait prévues et consultées. Cependant on roule et lorsqu'on pense être au fond d'un précipice on se trouve debout. Lorsqu'on entend dire que quelque malheur est arrivé de la part des [roquois, chacun s’en veut aller en France; et au même temps on se marie, on bâtit, le pays se multiplie, les terres se défrichent et tout le monde pense à s'établir. »

C’est encore M. Pierre Boucher, gouverneur des Trois-Rivières expliquant à ses descendants les motifs qui lui font établir sa seigneurie de Boucherville, repoussant au second plan les idées de lucre, et déclarant «que c’est surtout pour avoir un lie dans ce pays consacré à Dieu où les gens de bien puissent vivre en repos et les habitants faire profession d’être, à Dieu d'une façon toute particulière. … pour vivre plus retiré et débarrassé du fracas du monde... pour avoir plus de moyens de faire du bien au pro-

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