XLVII INTRODUCTION
mère dans une des dernières lettres qu'elle reçnt de lui :
‘ Chrétiens! ce ne fut point Montcalm et la prudence, Ces arbres renversés, tes héros, leurs exploits,
Qui des Anglais confus ont brisé l'espérance,
C’est le bras de ton Dieu, vainqueur sur cette croix.” ('}
On ferait un beau livre avec tous les extraits de nos vieilles chroniques allant à prouver cette simple proposition que les héros de notre histoire ont eu à toutes les époques, le sentiment de la mission provi. dentielle donnée à notre jeune peuple et qui se développe aujourd’ hui avec tant d'éclat
Sans rien dire du merveilleux qui abonde dans toutes les relations et qui, aux yéux des moins crédules, doit avoir sa raison d’être au moment de l’évangélisation d’un pays, on peut trouver la philosophie de notre histoire, d’une part dans toutes ces preuves touchantes de foi et de dévouement que les laïques aussi bien que les religieux nous fournissent et de l’autre dans les événements eux-mêmes, qui se sont conduits et se conduisent encore comme le décrit la femme illustre citée plus haut. A chaque période critique, le salut de notre nationalité est dû à notre religion, qui la protége même humainemeunt et politiquement, et cela d’une manière encore plus visible depuis la conquète.
') Comme on servait autrefois par le Père Sommervogel— Paris 1872.