VI PRÉFACE
de Vhistorim des lettres contemporaines^ par les renseignements qu'il fournit sur les tendances de V école dite du Parnasse. Il y euty aux environs de i860y une crise singulière d'idées et de sentiments cheT^les jeunes hommes qui composaient ce cénacle^ un peu flottant ^ si Von considère les personneSy très rigide et strict ^ pour qui prend garde aux doctrines. M, Cladel a traversé cette crise, comme ses amis. Il en est sorti à sa manière. Expliquer cette évolution de son esprit , ce serait tout simplement écrire un traité de psychologie esthétique. Je voudrais donner ici quelques notes^ une contribution comme disent les Anglais y pour servira ce travail plus général.
La critique, ce me semble, n'a pas assez remarqué combien l'esthétique du Tarnasse a présenté d'analogie avec l'esthétique du ^B^pmantisme sur le point spécial de Vimitation des littératures étrangères. C'est par VexotismCy en effet, qu'avait commencé la révolution d'esprit dont Chateaubriand, V auteur J'Atala et des Natchez> fut le premier prophète, dont Victor Hugo, V auteur des Orientales, devint l'apôtre suprême. Les bouleverse^ ments sociaux et les grandes guerres de la fin du dix-