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AFFAIBLISSEMENT

L'opération qui a pour objet de diminuer l'intensité et la vigueur d'une épreuve se nomme affa ib lis sèment .

Les procédés d'affaiblissement consistent à dissoudre une partie de l'argent qui forme l'image. Pour cela, on transforme d'abord partiellement et plus ou moins profondément, suivant le cas, une portion de l'argent en chlorure, bromure, iodure ou ferricjanure, que l'on dissout ensuite dans Vliyposuljite de soude.

pratique: nu di^veloppemknt.

Emploi du ferricyanure de potassium et de l'hyposulfite de soude.

Au point de vue pratique, c'est le ferricyanure de potassium qui donne les meilleurs résultats, car il permet d'effectuer à la fois la transformation de l'argent en ferricyanure et de dissoudre ce corps dans l'hyposulfile de soude.

Pratiquement, on plonge donc la plaque dans une solution d'hyposulfite de soude à 5 pour loo additionnée de la moitié de son volume de solution de ferricyanure de potassium à lo pour loo; l'image diminue graduellement d'intensité. Quand on juge qu'elle est suffisamment affaiblie, on la retire du bain et la lave complètement.

Les réactifs liquides qui constituent les renforçateurs ou les affaiblissants ne pénètrent que graduellement dans la couche, et leur action porïe d'abord sur la surface.

Divers cas où il y a lieu d'affaiblir les clichés.

Trois cas peuvent se présenter pour les affaiblissants :

i"" Le cliché terminé est trop opaque dans (out^ son étendue^ Son mant^^^ général

go SECONDE PARTIE.

transparence rend le tirage des épreuves positives trop long ou même impossible; il faut, dans ce cas, agir simultanément sur toutes les portions de l'image, sans altérer les rapports des demi-teintes; on emploiera, dans ce but, un bain d'hyposulfîte contenant très peu de ferricyanure, de façon qu'il puisse pénétrer complètement la couche avant d'agir notablement à la surface ; l'intensité sera diminuée proportionnellement à la durée de l'immersion, sans que les valeurs relatives des tons soient modifiées.

2*^ Quand le cliché est trop opaque par suite (F un voile, on le plonge à l'état sec dans un affaiblissant énergique qui n'agit que sur la surface.

3"" Enfin il arrive que le cliché est trop vigoureux tout en conservant de la transparence dans certaines parties. — Ce défaut se présente lorsque le cliché manque de pose et que le développement a été trop poussé; si l'on appliquait à ce cliché le traitement indiqué, on supprimerait le peu de détails des parties transparentes et le but ne serait pas atteint ; il faudrait pouvoir agir par la partie inférieure de la couche et ne dissoudre que les parties trop opaques en commençant par le côté qui est en contact avec le verre.

PRATIQUE ni: DÉVELOPPEMENT.

Persulfate d'ammoniaque.

C'est ce que réalise le persulfate d^ammoniaque {^). Ce corps dissout l'argent en donnant du sulfate double d'argent et d'ammoniaque

SO'AgNHS

et cette dissolution se produit avec une intensité décroissante depuis le fond de la couche jusqu'à la surface où elle est sensiblement nulle.

Pour expliquer ce phénomène, on admet qu'une réaction inverse de celle qui détermine la dissolution de l'argent se produit extérieurement en présence de l'excès de persull^te.

Ce dernier corps, en présence du sulfate double d'argent et d'ammoniaque formé, tend à donner de Fargent réduit et, par suite, à compenser Faction dissolvante.

On peut donc avec ce réactif, dans le cas d'un cliché manquant de pose, pousser le développement à fond sans se préoccuper de la dureté de l'épreuve obtenue, de façon à faire venir le maximum de détails, puis on baisse le cliché jusqu'au point convenable dans la solution de persulfate d'ammo-

(') Lumière frères et Seyewetz, Bulletin de la Société française de Photographie, juin 189S.

niaqiie, sans craindre, comme avec le ferricyanure et rhyposulfile, d'atténuer les demi-teintes correspondant aux parties sombres de l'objet photographié.

Mode emploi du persulfate d^ ammoniaque , — Le cliché, ayant été lavé après le fixage, est plongé dans une solution de persulfate d'ammoniaque renfermant :

Eau loo^'c

Persulfate d'ammoniaque 58''

ù raison de

ioo<^c ele solution pour un cliché i3 x i8.

Dans aucun cas on ne peut, sans risquer d'attaquer la gélatine, porter la teneur de la solution de persulfate d'ammoniaque au-dessus de 5 pour loo.

Si l'on ne désire pas obtenir une action très rapide, on pourra n'utiliser qu'une solution à 3 pour loo.

On suit peu à peu l'afTaiblissement de l'image en l'examinant par transparence.

Lorsque l'on a atteint le résultat désiré, on sort le cliché du bain de persulfate et on le plonge (|uelques minutes dans vme

pplu^ion k ïo poMr ?op da mlflt^ 4^ soude,

Sans cette précaution, la réaction se continuerait encore quelques minutes après avoir retiré le cliché du bain de persulfate, et l'image s^afTaiblirait encore un peu. On peut donc éviter Timmersion dans la solution de sulfite, si l'on tient compte de cette action ultérieure, en arrêtant l'opération un peu avant d'avoir atteint le résultat désiré.

On lave finalement le cliché pour éliminer les sels qui l'imprègnent.

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