‹ Le développement de la constitution anglaiseChapitre 37 sur 63 · LIV NOTES DE L'INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LIV NOTES DE L'INTRODUCTION

chaque jour l'Angleterre vers le régime purement démocratique ; mais il est nécessaire d'y regarder de plus près pour démêler au milieu de ces transformations si graves la conclusion naturelle et logique des prémisses mêmes posées dans l'antique constitution. L'état de choses actuel n'est qu'un retour à celui des premiers temps. Il y a progrès, mais progrès en reculant, en remontant aux formes primitives du gouvernement des États libres. Cette manière d'accomplir une révolution en conservant au lieu de détruire, cette sorte de radicalisme rétrospectif n'est pas un des côtés les moins curieux du caractère anglais, et M. Freeman le fait ressortir avec une originalité non moins frappante d'expression et de pensée.

(17) Burke a reconnu cependant qu'on peut sans doute élever un ordre nouveau sans abattre le passé, mais qu'on doit accepter l'influence des idées émises par les grands penseurs etproclaméespar lesécrivainsillustres.

Ce qu'il ne faut pas, c'est que ces idées, comme le fait remarquer M. Villemain dans des pages remarquables sur l'Angleterre, soient de pures abstractions mises au service des passions,, et imposées au nom d'une raison prétendue par la violence populaire.

(18) Rousseau :

« On dirait que nous bâtissons notre édifice avec du bois et non pas avec des hommes, tant nous alignons exactement chaque pièce à la règle. )>

(19) Il y a bien l'inconvénient des lois multipliées. Voir à ce sujet Hallam, Moyen âge, au chapitre de la Constitution anglaàc.

(20) L'un d'eux, M. Bagehot, vient malheureusement d'être enlevé, par une mort inattendue, aux sciences politiques et sociales qui lui devaient une grande part de leurs derniers progrès.

(21) Rousseau déclare que si le gouvernement démocratique convient aux petits États, le monarchique con-

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