Macrosty. The Trusts and the State, p
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rencontra son application. Les navires anglais et hollandais se livrèrent à une contrebande effrénée. Un auteur anglais cite ce fait iypique que, au moment où Napoléon lançait les décrets de Milan et de Berlin, ses soldats s’acheminaient sur la route de Moscou, vêtus d’étoffes fabriquées en Angleterre. Entre 1792 et 1815, la valeur des exportations aurait, dit-on, monté de £17.000.000 à £58.000.000. Il n’y eut une légère dépression que de 1812 à 1814, à la suite d’une crise de surproduction. Lorsque la paix fut rétablie, après les traités de 1815, des usines et des filatures commencèrent à s'élever en France, en Suisse et en Amérique, et la concurrence internationale fit son apparition ; l’Angleterre perdit dès lors le monopole dont elle avait joui jusque-là pour l’industrie du coton. L'’abaissement des prix amena des crises auxquelles on chercha un remède dans la diminution du coût de production. Les petites usines et celles qui employaient encore les forces motrices naturelles laissèrent la place à de grandes usines à vapeur.
De nouvelles inventions permirent aussi d'augmenter le rendement en réduisant la main-d'œuvre. L'industrie du coton fit les progrès les plus rapides, celle de la laine la suivit de près, ainsi que les industries accessoires de la teinturerie, de l’impression sur étofles, elc., les industries extractives et
métallurgiques prirent aussi un grand essor à cause
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des demandes croissantes de combustible et de machines.
L'augmentation de la productivité industrielle rendait nécessaire l’ouverture de nouveaux débouchés et pour utiliser les débouchés, il fallait trouver des moyens de communication. Cette nécessité eut certainement une grande influence sur les recherches de Fulton et de Stephenson qui aboutirent à l’invention de la locomotion à vapeur.
Le premier chemin de fer anglais, de Liverpool à Manchester, ful ouvert en 1830, le premier steamer futlancé en 1838 {r). Mais si les obstacles naturels à l'expansion du commerce et de l’industrie britanniques étaient aplanis, il restait encore à surmonter des obstacles artificiels provenant des réglementations et des tarifs.
Les premières manifestations en faveur du libreéchange datent de 1820, époque de la pétition des marchands de Londres et d'Edimbourg contre « toute réglementation restrictive du commerce qui n’est pas essentielle au revenu public ».
Une commission fut nommée, en réponse à cette pétition mais ses travaux n'eurent pas de résultats.
Huskisson, fut le premier à faire une brèche dans le mur de la protection. Durant son passage au Board of Trade de 1822 à 1831, il fit adopter des réductions