Jenks. The Trust Problem, p
3. Paul de Rousiers. Les Syndicats industriels de producteurs en France et à l'étranger, p. 19.
SO
M. Martin Saint-Léon a, nous semble-t-il, donné la définition la plus complète et la plus exacte :
«Le trust est l'intégration de toutes les entreprises d'une même catégorie ou de la majorité d’entre elles, en vue de faire prévaloir, sur le marché des prix, une volonté unique ou de le gouverner souverainement (1). »
Un caractère important des trusts, c’est que leur monopolen’est pas le résultat de dispositions légales. «Ce ne sont pas des compagnies privilégiées dont le privilège pourrait être détruit, comme il aurait été créé, par un acte de l'autorité publique. Ce sont des sociétés privées qui tuent la concurrence autour d'elles et assoient leur domination par une série de victoires successives sur les rivaux. Elles peuvent ainsi se réclamer de la liberté du commerce, de l’évolution industrielle et commerciale (2). »
Le langage courant a donné au terme « trust » une extension trop grande, beaucoup de personnes appliquent indistinctement cette dénomination aux corners, aux rings, aux Cartels, aux syndicats, aux ententes de tous les genres et de tous les degrés.
Il importe, pour éviter des confusions, de distinguer soigneusement entre elles toutes ces catégories.
Tout d’abord, il ne faut pas confondre les trusts
1. Martin Saint-Léon. Cartels et trusts, p. 19. 2. Paul de Rousiers. Op. cit., p. 23.