Macrosty, op. cit., p
The English Sewing Cotton Company
Les firms qui restaient en dehors du groupe Coats ne pouvaient ébranler la situation prépondérante de ce dernier, mais elles continuèrent à se faire concurrence entre elles. Cependant en 1897, 15 firms, dont une française, se réunirent pour former The English Sewing Cotton Company avec un capital de £ 2.000.000 en actions et £ 750.000 en obligations.
Le Prospectus disait «les bénéfices des années précédentes ont été relativement peu élevés, résultat dû presque entièrement à l’avilissement des prix et, par conséquent, on ne peut les prendre comme critérium des profits qui pourront être réalisés dans les conditions nouvelles, de plus les avantages qui résulteront de la fusion par la réduction des frais aideront à obtenir des résultats favorables » (r).
Les vendeurs prirent £ 554.550 en actions et obligations et J. et P. Coats prirent £ 200.000 en actions ordinaires ce qui leur assurait une part d'influence considérable dans les Gpérations de la nouvelle société.
La fusion prit une forme un peu particulière, les diverses entreprises réunies devaient garder leur
1, Prospectus of The English Sewing Colton Company.
individualité mais toutes les actions étaient entre les mains de The English Sewing Cotton Co. Chaque succursale devait être dirigée par un représentant de l’ancienne /irm et toutes les firms étaient représentées dans le conseil d'administration de la société. |
La monopolisation de l’industrie textile anglaise devint pratiquement complète quand les firms Alexander, de Glasgow, au capital de £ 450.000 et Arden de Stockport, furent rachelées par The English Sewing Cotton Co.Peudant ce temps l’industrie américaine avait été organisée par la formation de The American Thread Company en 1895.
The English Sewing Cotton Company prit 720.000 des actions de 5 dollars sur 1.200.000 et M. M. JT. et P. Coats souscrivirent pour £100.000 d'actions de préférence. Un peu plus tard The American Thread Agency prit 125.000 actions d’une nouvelle émission de The English Sewing Cotton Company.
L'alliance des trois grands trusts semblait donc leur assurer une complète domination sur l’industrie mondiale du fil à coudre.
Les deux premières années de The English Sewing Cotton Company furent prospères mais ensuite ses profits diminuèrent considérablement, les actions ordinaires qui étaient 47 s. 6 d. en 1899 tombèrent à 9s: 6 d.en 1902.
Les actionnaires, alarmés de cette situation, récla-
mèrent des réformes dans l’organisation de la société.
La commission d'enquête qui fut nommée reconnut qu’il y avait eu surcapitalisation (overcapilalisation) au moment dela formation de la société,que les finances avaient été mal administrées et les opérations de la société mal dirigées.
En ce qui concerne la surcapitalisation, on dut reconnaître que l'évaluation faite par les experts avait été exagérée et que les prix payés aux propriétaires des entreprises fusionnées avaient été excessifs.
D'autre part, l'expérience avait montré que le système d’organisation était défectueux.
Le rapport de la commission d'enquête concluait qu’en résumé, les conditions qu’il fallait réaliser pour que la société réussisse étaient : une capitalisation modérée, des économies et surtout une bonne direction.
Les actionnaires nommèrent un comité chargé de préparer un plan de réorganisation et ils mirent à la tête de ce comité M. Philippi de la firm Coats.
Le plan fut mis à exécution en 1902. Le nombre des administrateurs fut réduit à sept, leur rémunération était fixée à £ 500 par an, le président devait recevoir £ 1.000. Cinq administrateurs au maximum pouvaient recevoir, à la suite d’un vote du conseil, une allocation supplémentaire de £ 500 par an à
condition de consacrer tout leur temps à la société. Chaque année où le dividende ordinaire excéderait 5 0/0, le conseil d'administration devait recevoir une allocation supplémentaire, à répartir entre ses membres, d’autant de fois £ 2.000 qu’il y avait de 1 0/0 en excès.
Cette réorganisation se fit avec l’appui de J. et P. Coats et la Central Thread Agency qui s’occupaitde la vente des produits de la société Coats se chargea de la vente à l’intérieur des produits de The English Sewing Cotton Company.
Les dépenses d'administration de cette dernière société furent réduites et sa situation s’améliora à la suite du relèvement du prix du coton.
En 1905, 1906, elle a été en mesure de payer un dividende de 8 o/o et de mettre en réserve # 70.000(1).
The Fine Cotton Spinners’'and Doublers’ Association
The Fine Cotton Spinners’ and Doublers’ Assuciation fut formée en 1898 par la réunion de 21 firms. Le capital offert en souscription était de * 4.000.000 divisé en égales parts en obligations 4 o/0,en actions de préférence cumulatives de 5 o/o et en actions
ordinaires.