Prospectus of the Calico Printers Association, passim
Ds 149 ps aux vendeurs et représentant l’expérience et les efforts de plusieurs années.
« L'importance et l’étendue des opérations de l’industrie sont bien connues. La moyenne des exportations de toiles imprimées pour les cinq années se, terminant le 31 décembre 1898 a été, d’après les rapports du Board of Trade de 977.000.000 de yards, d'une valeur annuelle de £ 10.444.000 et les exportations pour les dix mois se terminant en octobre 1898 ont été de 885.000.000 de yardsévalués à £ 8.993.000.
Quoique plusieurs des firms fasionnées aient réalisé des profits considérables, les affaires ont été peu prospères dans les dernières années, à cause surtout de la concurrence intérieure et de l’avilissement des prix. »
Les administrateurs espéraient que la fusion des intérêts et la communauté d'action qui en résulterait permettraient de réaliser les avantages suivants :
1° Suppression de la concurrence inutile et excessive, et de la vente des marchandises au-dessous du coût de production ;
2 Réalisation d'économies considérables par la centralisation des achats et des affaires financières et par la concentration de la production ;
3 Suppression du gaspillage et des dépenses inutiles de publicité.
Les administrateurs attiraient en outre l'attention
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sur les garanties de solidité que présentait l’associa-
tion.
Ils déclaraient :
a) Que l’ampleur de ses opérations lui assurait en fait que toules les inventions nouvelles et les découvertes relatives à l’industrie lui seraient proposées enpremier lieu, de même que les meilleures productions des dessinateurs et des graveurs ;
b) Que l'impression sur toile était en elle-même une industrie difficile et compliquée ,et que le meilleur moyen d'obtenir des produits de qualité supérieure était de réunir des ouvriers habiles, sous une direction expérimentée et bien organisée ;
c) Que, grâce aux économies considérables qui pourraient être réalisées dans les frais de production, il serait possible de faire face à la concurrence tant - intérieure qu'étrangère dans des conditions plus favorables qu'autrefois. Certains marchés, ajoutaiton,sont maintenant fermés aux toiles imprimées anglaises à cause de la barrière élevée des tarifs. Il sera désormais plus facile d'établir des usines à l’étranger.
D’aprèsle rapport des comptables chargés de l’évaluation, les bénéfices moyens des cinq années précédentes après déduction des traitements des administrateurs, mais non de l’income tax et de l'intérêt du capital et des emprunts étaient évalués à £ 455.896.
En ce qui concerne cette évaluation, les administrateurs faisaient remarquer que :
1° Les années 1897 et 1898 avaient été des périodes de dépression exceptionnelle dans lindustrie de l'impression sur toile ;
2° Une estimation basée sur les résultats de ces années ne pouvait former un critérium des résultats qu’on pouvait espérer dans des conditions nor males. |
Le prix d’achat pour l’actif et les propriétés s’éleva à la somme globale de £ 8.043.031 dont £ 1.066.666 devaient être payées en obligations entièrement libérées et £ 1.595.170 en actions ordinaires entièrement libérées, le surplus devait être payé en espèces.
Ceux d’entie les administrateurs qui devaient se consacrer entièrement aux affaires de l'association se voyaient allouer une somme annuelle de £ 100 chacun et il était décidé qu’on leur attribuerait collectivement une commission sur les bénéfices après paiement d’un dividende de 5 o/o pour les actions ordinaires.
La Société achetait aux propriétaires originaires, sans passer par aucun intermédiaire.
Il était prévu qu’une somme équivalente à 2 0/0 du prix d'achat serait payée à M. Ernest Crewdson qui avait négocié la fusion ; là-dessus ce dernier devait régler les dépenses préliminaires, sauf les frais légaux.
Les opérations des quinze premiers mois laissèrent un bénéfice net de £ 446.452. L'intérêt des obliga-
tions fut payé, mais aucun dividende ne fut distribué pour les actions ordinaires ; à cause des délais apportés à la réalisation des contrats de vente, il fallut payer £ 202.550 d’intérêts aux vendeurs.
Le président, dans son allocution à l’assemblée annuelle (1), expliqua pourquoi le succès n'avait pas répondu aux espérances : « Les quatre-vingts administrateurs, dit-il, ne se connaissaient qu’imparfaitement les. uns les autres et, ce qui est plus
grave, chacun ne savait pas très bien quelles étaient
les idées de son voisin. »
En ce qui concerne les économies prévues dans le Prospectus,il ajoutait : QIl faut bien faire ressortir que tous les changements ayant pour but de réduire les dépenses ne pouvaient manquer d'être mal accueillis de ceux qu'ils atteignaient, ces derniers devaient se résigner à voir réduire leurs bénéfices pour que les actionnaires puissent toucher un intérêt plus élevé qu’autrefois.. On avait rencontré de ce côté une sérieuse opposition. »
Le président avouait que, de fait, les organisateurs de l'association n'avaient pas été à la hauteur de leur tâche et que, d’ailleurs, il était extrêmement difficile d'accorder entre eux les principes différents suivant lesquels les diverses firms avaient été dirigées avant la fusion.