ouvriers
plus de 1 000 ou-
vriers
Total . .
* Par exemple, en 1866 on a enregistré dans le groupe A 17 raffineries de sucre, dans lesquelles la production annuelle par ouvrier est
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Ces chiffres ne peuvent être comparés aux précédents que si l'on admet une certaine inexactitude, minime il est vrai. Ils montrent en tout cas que le nombre des grandes fabriques (occupant plus de 99 ou plus de 100 ouvriers), et celui des ouvriers qui y travaillent est en progression rapide. La concentration des ouvriers, et, par suite, celle de la production, augmente également dans les plus importantes de ces grandes fabriques.
En comparant les chiffres sur les grandes fabriques avec les chiffres relatifs à toutes les « fabriques et usines » de notre statistique officielle, nous verrons qu'en 1879 les grandes fabriques formant 4,4% des « fabriques et usines », concentraient 66,8% des ouvriers des fabriques et usines et 54,8% de la production. En 1890, les grandes fabriques formaient 6,7% des « fabriques et usines » et concentraient 71,1% des ouvriers des fabriques et usines et 57,2% de la production. En 1894-1895, les grandes fabriques formaient 10,1% des «fabriques et usines» et concentraient 74% des ouvriers des fabriques et usines et 70,8% de la production. En 1903, les grandes fabriques de plus de 100 ouvriers formaient en Russie d'Europe 17% des fabriques et usines et concentraient 76,6% des ouvriers des fabriques et usines". De cette façon, les grandes fabriques, notamment les fabriques mues par la force-vapeur, concentrent, malgré leur nombre insignifiant, une part prédominante et sans cesse laccrue des ouvriers et de la production de toutes les « fabriques et usines ». Nous avons déjà vu avec quelle rapidité
d'environ 6 000 roubles, tandis que dans les fabriques textiles (classées dans les groupes supérieurs) elle est de 500 à 1 500 roubles par ouvrier.
* Les chiffres totaux sur notre industrie des fabriques et usines d'après les Index et la Liste ont été cités plus haut au § 11. (Cf. Etudes, p. 276.) (Voir Œuvres, t. 4, p. 15. N.R.) Notons que l'augmentation de la proportion des grandes fabriques par rapport à la totalité des «fabriques et usines» indique avant tout une restriction graduelle de cette dernière notion dans notre statistique.
100—201—187; В) 100 — 245 — 308; С) 100 — 320 — 477. Сл*д., сумма производства вс*хъ крупныхт. фабрикъ возрасла почти втрое, прнчемъ 4tMi крупнее фабрики, т*мъ быстрее шло это возрастан1е. Но если мы сравнимъ производительность труда за каждый oTat^bHHîi годъ по разлнчнымъ разрядамъ, то увидимг HtcKOJbKO иное. Средняя величина суммы производства, приходящаяся на одного рабочаго во всбхъ крупныхъ фабрнкахъ, будетъ: 866 руб. — 1.250 — 1.260, а по разрядамъ: А) 901 — 1.410—1.191; В) 800—1.282—1.574; С) 841 — 1.082 — 1.188 Сл*д., за каждый отдельный годъ не наблюдается повышен1я суммы производства (приходящейся на одного рабочаго) отъ низшаго' разряда къ висшему. Происходитъ это отъ того, что въ разные разряды попадаютъ въ неравномъ отношен1и фабрики разныхъ пронзводствъ, отличающихся различной стоимостью сырого матер1ала, а. сл*довательно, и различной величиной годового производства на одного рабочаго ")
Разбирать столь же подробно данныя за 1879 — 1890 гг. и за 1879 — 1890 — 1894 — 5 гг. мы находнмъ лишнимъ. такъ какъ это значило бы повторять по поводу HtcKOJbKO нкыхъ процентныхъ отношен1й все сказанное выше.
AtfSû£f(ff'frer^ Въ 64 губ. Росс1и Въ 50 губ. Евр. Росс
7^^ Группы ф.-з. за ^llll Число ра- J^^^^^. Число ра-
asFf - /fitos Sffi - f^^^^^
JiJéS' 1JfSJû9 Всего. 15821 1640 406 12997 1 .497.538
Page 405 du livre Le Développement du capitalisme
en Russie, (édition 1908) avec les notes de V. Lénine.
Réduction
croissent ces grandes (fabriques depuis la réforme. Voici maintenant d'autres chiiffres relatifs à des entreprises non moins importantes dans l'industrie minière et métallurgique*.
Les entreprises
les plus importantes de la Russie
d'Europe
en 1890
Groupes de fabriques, usines, mines, etc., d'après le nombre des ouvriers
Dans et
L'industrie minière njétallurgique
Dans toute la grande industrie (fabriques et usines, plus l'industrie minière et métallurgique)
Entreprises
Ouvriers
Entreprises
Ouvriers
Total
Ayant machine à vapeur
Total
Ayant machine à vapeur
A) De 100 à
499 ouvr.
B) De 500 à 999
ouvr.
C) 1000 ouvr.
et plus
Total
Pour l'industrie minière et métallurgique la concentration des ouvriers dans les grandes entreprises est encore plus marquée (bien que la part des entreprises employant des machines à vapeur y soit moindre) ; sur 305 000 ouvriers, 258 000 ou 84,5% sont concentrés dans les entreprises occupant 100 ouvriers et plus ; près de la moitié des mineurs et métallurgistes (145 000 sur 305 000) sont occupés dans un
■* Ce calcul a été établi d'après le Recueil de renseignements statistiques sur l'industrie métallurgique et minière en 1890, à l'exclusion des usines figurant dans l'Index. Cette exclusion diminue le total des ouvriers de la Russie d'Europe de 35 000 (340-35=305 OQO).
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petit nombre de grandes usines de 1 000 ouvriers et plus. Les trois quarts (74,6%) des ouvriers des fabriques et usines, des mines et de la métallurgie en Russie d'Europe (1 180 000 en 1890) sont concentrés dans les entreprises de JOO ouvriers et plus ; près de la moitié d'entre eux (570 000 sur 1 180 000) le sont dans les entreprises de 500 ouvriers et plus*.
Il ne nous semble p'as superflu de toucher ici la question, soulevée par M. N. — on, du « ralentissement » des progrès du capitalisme et de l'accroissement « de la population des fabriques» pendant la période de 1880-1890, comparativement à la période de 1865-1880**. Grâce à la logique qui lui est particulière, M. N. — on a eu l'haibileté de tirer de cette découverte remarquable la conclusion que « les faits confirment amplement » la thèse de ses Esquisses, d'après laquelle « le capitalisme, parvenu à un certain degré de son développement, restreint son propre marché intérieur ». Premièrement, il est absurde d'inférer du « ralentissement des progrès » à la restriction du marché intérieur. Du moment que le nombre des ouvriers des fabriques et usines croît plus vite que la population (et il en est justement ainsi à en juger par les données de M. N. — on lui-même : accroissement de 1880 à 1890, de 25%), c'est donc que la population se
* Le recensement industriel de 1895 a dénombré en Allemagne dans toute l'industrie, y compris les constructions minières et métallurgiques, branche qui n'est pas enregistrée en Russie, 248 entreprises de 1 000 ouvriers et plus ; le nombre d'ouvriers occupés dans ces entreprises s'élevait à 430 286. Les plus grandes fabriques russes sont donc plus grandes que celles d'Allemagne.
** Rousskoïé Bogatstvo, 1894, n" 6, pp. 101 et suiv. Les chiffres que nous citons sur les grandes fabriques témoignent également d'un pourcentage d'accroissement moindre en 1879-1890 qu'en 1866-1879.
détourne de l'agriculture et que le marché intérieur croît même pour les objets de consommation individuelle (sans parler du marché des moyens de production). En second lieu, « une diminution de la croissance» exprimée en % doit toujours avoir lieu dans un pays capitaliste parvenu à un certain degré de son développement, car les petites quantités croissent toujours plus vite, que les grandes en ce qui concerne le pourcentage. Du fait que les premiers progrès du capitalisme sont particulièrement rapides, on ne peut déduire qu'une chose : la tendance d'un pays jeune à rattraper les plus anciens. On a donc tort de considérer le taux d'accroissement de la période initiale comme taux normal des périodes suivantes. Troisièmement, le fait même d'une « diminution de la croissance » n'est nullement prouvé par la comparaison des périodes de M. N — on. Le développement de l'industrie capitaliste ne peut se faire autrement que par cycles ; aussi, pour comparer les diverses périodes, il faut se servir de données intéressant toute une série d'années*, afin de mieux faire ressortir les années d'essor particulier, de prospérité et de décadence. Ne l'ayant pas fait, M. N. — on est tombé dans une grave erreur, puisqu'il n'a pas remarqué que l'année 1880 a été une année d'essor particulier. Bien plus : M. N. — on ne s'est pas fait scrupule « d'inventer » même la thèse contraire. « Il faut faire remarquer encore, raisonne-t- 11, que l'année 1880 (intermédiaire entre 1865 et 1890) était une année de mauvaise récolte et que, pour cette raison, le nombre des ouvriers enregistrés cette année-là a été inférieur à la normale » ! ! {îbid., pp. 103-104.) M. N. — on n'aurait eu qu'à jeter un coup d'œil sur le texte de cette même publication, dans laquelle il a cueilli au hasard les chiffres pour 1880 {Index, З*" édition), pour se convaincre que l'année
* Ainsi que l'a fait, par exemple, M. T.-Baranovski dans sa Fabrique, p. 307 et diagramme. On voit bien, par ce diagramme, que l'année 1879 et plus encore les années 1880 et 1881 ont été des années d'essor particulier.
1880 se distingue par une « pointe » de l'industrie, notamment dans les cuirs et les constructions mécaniques (p. IV), et que cette pointe était due à la forte demande d'aprèsguerre et aux fortes commandes du gouvernement. Il suffit de feuilleter V Index de 1879 pour se rendre exactement compte de la hauteur de cette pointe*. Mois M. N. — on n'hésite pas à déformer tout bonnement les faits pour l'amour de sa théorie romantique.