‹ Le développement du capitalisme en RussieChapitre 22 sur 138 · VII. LA STATISTIQUE DES ZEMSTVOS SUR LA PROVINCE DE NIJNI-NOVGOROD · texte numérisé non relu

VII. LA STATISTIQUE DES ZEMSTVOS SUR LA PROVINCE DE NIJNI-NOVGOROD

Les chiffres du recensement par feux de la statistique des zemstvos ont été totalisés, pour trois districts de la province de Nijni-Novgorod (de Kniaguinine, de Makariev et de Vassilsoursk), dans un tableau d'ensemble divisant les exploitations paysannes (seulement celles qui possèdent des lots concédés et seulement les paysans habitant leur village) en 5 groupes d'après les bêtes de travail. {Matériaux pour l'érjaluation des terres de la province de Nijni- Novgorod. Partie économique. Fasc. IV, IX et XII. Nijni- Novgorod 1888, 1889, 1890.)

En réunissant ces trois districts, on obtient les données suivantes sur les groupes d'exploitations (dans les trois districts ces données portent sur 52 260 feux, 294 798 individus des deux sexes, 433 593 déc. de terre concédée, 51 960 déc. de terre achetée, 86 007 déc. de terre affermée, en y comprenant l'affermage de la terre concédée ou non, labours et prairies; ainsi que 19 274 déciatines de terres données en location) :

Total de la ter- Ter- En o/o°/o re en Terres re par rap- jouissanconcé- ache- port au ce du dées tée total groupe

Groupes d'exploitants

- M Sa a ~S*^

Q^ (-«—'то +^7, Or^

Totalité du bétail

Sans chevaux 30,4 4,1 22,2 5,1 18,6

A cheval unique 37,5 5,3 35,2 8,1 36,6

Avec 2 chevaux 22,5 6,9 27,4 10,5 28,5

» 4 » et plus 2,3 10,2 4,3 16,4 4,7

Wd.

Total 100 5,6 100 8,3 100 100 100 100 10,3 100 2,7 100

On voit donc, là encore, que la paysannerie aisée, quoique mieux pourvue en terre concédée (la part de la terre concédée est plus élevée dans les groupes supérieurs que la part de ces groupes dans l'ensemble de la population) concentre dans ses mains les terres achetées (les 9,6% de feux aisés possèdent 46,2% des terres achetées, tandis que les 2/3 de feux des paysans pauvres en ont moins d'un quart), de même que les terres affermées, «ramasse» les lots donnés en location par les pauvres. Ceci étant, la répartition effective de la terre dont la « paysannerie » a к jouissance ne ressemble pas du tout à une répartition de la terre concédée. Les paysans sans chevaux disposent en réalité d'une étendue de terre inférieure au lot garanti par la loi. Ceux qui ont un cheval ou deux n'augmentent leur possession agraire que de 10 à 30% (de 8,1 déc. à 9,4 ; de 10,5 déc. à 13,8), tandis que les paysans aisés augmentent la leur une fois et demie ou deux fois. Alors que les dif-

férences entre groupes pour la quantité de terre concédée étaient minimes, elles sont énormes si on considère l'étendue réelle de l'exploitation agricole, comme il ressort des chiffres ci-dessus concernant le bétail et des chiffres ciaprès relatifs à la surface ensemencée :

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