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Si 1 ’on emploie pour le noircissement le sulfite

de sodium, toutes les opérations seront identiquement les mêmes qu'avec l’ammoniaque ; la seule différence sera que la solution ammoniacale se trouvera remplacée par une solution de sulfite de sodium cristallisé ou anhydre à un titre moyen.

Le plus simple est de prendre une solution à saturation et de l’étendre d’un égal volume d’eau. Ceux qui ont toujours dans leur laboratoire une solution de sulfite de sodium anhydre à 15 p. 100 pourront l’employer en la coupant d’une quantité d’eau égale. Il semble qu’une telle solution, légèrement acidulée, pénètre mieux dans la couche de gélatine et communique à l’opération une action plus régulière. On peut donc lui ajouter quelques gouttes d’acide acétique ou d’une solution d’acide citrique.

341. — Si l’on emploie pour le noircissement l’oxalate terreux, on procédera de la même façon que précédemment pour le blanchiment de la plaque, mais le lavage après ce blanchiment devra être particulièrement soigné et relativement long. Il faut compter vingt minutes environ à l’eau courante. Après ce lavage, la plaque devra être rigoureusement rincée à l’eau distillée , et sera alors immergée dans un bain d’oxalate ferreux composé comme suit :

Solution saturée d’oxalate neutre de potassium. 4 parties.

— de sulfate de fer 1 partie.

Pour les raisons indiquées au chapitre du développement à l’oxalate ferreux, le sulfate de fer devra être versé dans la solution d’oxalate. L’opération sera terminée quand toute trace blanchâtre aura disparu au dos du phototype, et que les détails, dans les ombres, y seront nettement marqués. A ce moment, le phototype sera retiré du bain d’oxalate, et rincé pendant quelques minutes à l’eau distillée (5 à 6 minutes), puis lavé à l’eau courante. Il est même d’une bonne pratique, sans que cela soit d’une utilité absolue, de laisser séjourner quelque temps la plaque, entre le rinçage et le lavage, dans de l’eau légèrement acidulée par de l’acide acétique.

342. — Dans ce qui précède, on remarquera que j’ai, à deux reprises, très nettement spécifié l’emploi de l’eau distillée. On ne saurait, sans insuccès probable, négliger cette

comment on renforce.

manière de faire, au moment où le révélateur entre en contact avec la plaque ou quitte ce contact. Les eaux de lavage contiennent généralement toutes plus ou moins des sels de chaux. Si, au moment du contact avec le révélateur, la gélatine est gonflée par l’une de ces eaux, il peut se produire immédiatement un précipité d’oxalate de chaux à la surface de la couche ou dans la couche même. Le même précipité peut avoir lieu lorsque la gélatine, gonflée par l’oxalate ferreux, est mise en contact avec une eau de lavage quelconque. Le plus souvent, lorsqu’on pratique pour la première fois le renforcement à l’oxalate ferreux, on voit le phototype se couvrir de marbrures et de taches qui sont presque toujours dues à l’omission qui a été faite de l’emploi de l’eau distillée, aux deux moments critiques que je signale. Si vous n'oinetlez pas cet emploi et que vous laviez à fond entre chaque opération, vous n’aurez jamais d’insuccès, et vous aurez effectué le renforcement le plus stable qui soit.

343. — Dans le cas du renforcement au mercure, on peut remplacer le bichlorure de mercure par le bi-iodure de mercure. Le renforcement s’effectue alors en une seule et même opération.

étudions ce procédé.

On obtient du bi-iodure de mercure en versant une solution d’iodure de potassium dans une solution de bichlorure de mercure. Ce mélange donne lieu à un précipité rouge de bi-iodure que l’on dissout en ajoutant audit mélange une solution d’hyposulfite de sodium. Une molécule d’iodure demande, pour se dissoudre, deux molécules d’hyposulfUe. En examinant la façon dont se comporte l’iodure de mercure en présence de l’hyposulfite sodique, MM. Eder et Ulm ont constaté qu’il se forme un sel double de bi-iodure de mercure et d’hyposulfite de sodium : HgP (NaîS203)s.

Lorsque l’on met ce composé en présence de l’argent métallique, constituant l’image d’un phototype négatif, il se trouve décomposé. Le mercure, mis en liberté, s’amalgame à l’argent pour produire le renforcement, tandis que l’iode, agissant sur l’hyposulfite de sodium, forme de l’iodure de 6odium et un tétrathionate. La réaction peut s’écrire *

Ag + Hgl2(Na2S2Q3)2 = AgHg + 2NaI + Na*S*0«

Ce qui démontre que le renforcement est effectué d’un seul coup.

344. — Pour pratiquer ce mode de renforcement, on fait dissoudre 4 grammes de bichlorure de mercure dans 200 centimètres cubes d’eau, et on ajoute à cette solution 6 grammes d’iodure de potassium dissous dans 65 centimètres cubes d’eau. Une fois le précipité rouge formé, or redissout celui-ci, en ajoutant au mélange 8 grammes d’hyposulfitè de sodium dissous dans 65 centimètres cubes d’eau. Une telle solution se trouble. M. Vogel a fait remarquer qu’on pouvait lui conserver sa limpidité, sans modifier son pouvoir renforçateur, en portant de 8 à 12 grammes la quantité d iodure de potassium donnée plus haut.

Un tel renforçateur peut s'employer immédiatement après le fixage, sans qu’il soit nécessaire d’éliminer complètement l’hyposullite par le lavage. On se contente de bien rincer pour enlever la plus grande partie du fixateur. L’action est assez rapide. Le phototype se colore en brun jaunâtre. On obtient une coloration meilleure et une action plus lente, en diminuant, dans la formation du renforçateur, la quantité d’hyposullite.

A la longue, et si limpide qu’il ait été au moment de sa formation, le renforçateur se trouble et laisse déposer un précipité foncé, qui, sans détruire immédiatement ses propriétés renforçatrices, finit cependant par les lui enlever au bout d’un certain temps.

345. — Si commode d’emploi que soit cette méthode, je ne saurais trop vous mettre en garde contre elle. Sous l’action de la lumière, les phototypes renforcés par elle deviennent de plus en plus clairs, de plus en plus jaunâtres. Cette transformation diminue leur intensité jusqu’à les rendre impropres au tirage et, par conséquent, jusqu’à les mettre hors de service.

345bU— Une troisième méthode, méthode de renforcement direct comme la précédente, consiste à utiliser l’action du ferricyanure de potassium sur l’argent de l’image pour substituer à celui-ci un ferrocyanure d’argent et un ferrocyanure coloré insoluble, sinon plus opaque, du moins beaucoup plus inactinique par le fait même de sa coloration. Pour cet usage, on emploie d’ordinaire comme ferrocyanure

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