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ÉTUDE DES MOEURS ET COUTUMES

Pécheurs vérifiant leur voilure.

Représentation d'un phototype négatif de l’auteur.

RAPPEL DE CHIMIE

Acides. — D’une façon générale, tous les acides renferment de l’hydrogène, mais lorsqu’ils contiennent, en outre, de l’oxygène, ils sont dits oxacidés.

h' anhydride azotique , en réagissant sur l’eau, donne Y acide ou hydrate azotique. Donc, pour dénommer les acides, il suffit de substituer le mot acide ou hydrate au mot anhydride.

Bases. — L’action de l’eau sur un oxyde métallique forme des composés ternaires hydrogénés qui sont des bases. On les nomme aussi hydrates métalliques. Dans la pratique, on a conservé aux hydrates de potassium et de sodium , connus depuis longtemps, leur ancien nom de potasse et de soude.

Sels. — La désignation d’un sel se fait en énonçant en premier l’acide qui concourt à sa formation en remplaçant la terminaison ique par ate et la terminaison eux par /te, et l’on ait suivre du nom du métal. Je souligne métal pour bien préciser parce que, dans l’ancienne nomenclature, c était le nom de la base que l’on mettait à la suite du nom de l’acide. Ainsi l’on doit dire:

C03K3 Carbonate de potassium et non Carbonate de potasse.

Lorsqu'un même métal peut donner avec un acide deux sels différents, on les distingue en ajoutant au nom du métal les suffixes eux ou ique.

Ainsi 1 esulfate ferreux correspond au sulfate de protoxyde de fer, et le sulfate ferrique au sulfate de sesquioxyde de fer.

Quand un acide, susceptible de former un sel, ne contient qu’un atome d’hydrogène pouvant être remplacé par un atome de potassium, on le dit monobasique. S’il contient deux atomes d’hydrogène remplaçables par deux atomes de potassium, on le dit bibasique. S’il contient trois atomes d’hydrogène remplaçables par trois atomes de potassium, on le dit tribasique. L’acide phosphorique est un exemple d’acide tribasique.

La substitution de l’hydrogène par le potassium, au lieu d’être totale, n’est-elle que partielle? On a un sel acide, alors que dans le cas de la substitution totale, on a un sel neutre

La nomenclature ainsi établie, par grandes lignes, revenons sur quelques définitions et sur la valence, dont j’ai réservé l’explication en donnant le tableau des éléments.

Que doit-on entendre par poids moléculaire et par poids atomique ?

61. — Poids moléculaire. — Le poids moléculaire d’un élément, ou composé gazeux, est égal au poids de ce corps qui, à l’état de gaz et sous même température et même pression, occupe le même volume qu’un poids d’hydrogène égal à 2.

Il résulte directement de l’énoncé des lois de Gay-Lussac que les poids des volumes égaux des différents composés sont des multiples simples de leurs nombres proportionnels. Donc, pour déterminer le poids moléculaire P m d’un corps gazeux, il suffit de connaître sa densité § par rapport à l’hydrogène. On a, en effet:

Pm = 28

Mais si, ce que l’on donne plus généralement, d est la densité par rapport à l’air, on a

Pm = 2 ÔTÔÏÏ93 = 28’88

De là ce nouvel énoncé:

Le poids moléculaire d’un composé gazeux est égal au produit de sa densité par le nombre 28,88.

D’après les récentes déterminations de M. Leduc, la densité de l’hydrogène, au lieu d’être 0,0693, serait 0,0695 ; ce qui nous donnerait la valeur 28,78 au lieu de la valeur 28,88.

62. — Poids atomiques. — Le poids atomique d’un élément est le plus petit poids de cet élément qui puisse entrer dans le poids moléculaire de ses combinaisons volatiles.

Par définition, le poids atomique de l’hydrogène est égal à 1, par conséquent, il est égal à la moitié de son poids moléculaire.

D’une façon générale, il en est de même pour la plupart des éléments ; ce qui revient à dire, que le corps atomique d’un corps simple gazeux occupe un volume.

H=l, Cl = 35,5, 0=16, Az = 14

étant les symboles et les poids atomiques de l’hydrogène, au cuiore, de l’oxygène et de l’azote, les volumes occupes à

RAPPEL DE CHIMIE

l’état gazeux par ces poids respectifs des éléments sont égaux et pris par définition égaux à 1, les poids moléculaires sont alors :

H* = 2, CI* = 71, O* = 32, Az2 = 28

La généralité de cette loi n’est pas absolue, car, par exemple, les poids de deux volumes de phosphore et d’arsenic sont :

P* — 124, As* = 300

alors que la valeur du poids moléculaire de la vapeur de mercure est égal à 200, c’est-à-dire à son poids atomique.

63. — Formules de réaction. — Si l’on connaît combien de fois, dans une réaction, on a produit le poids moléculaire, il est très aisé, d’après ce que nous venons de voir, de calculer le volume d’un gaz simple ou composé, dégagé de la réaction. De là, l’établissement et l’emploi des formules de réaction.

L’expérience nous apprend que 2 grammes d’hydrogène en s’unissant à 16 grammes d’oxygène forment 18 grammes d’eau. Au lieu d’écrire :

2 g. d'hydrogène + 16 g d’oxygène = 18 g. d’eau.

on se servira des symboles et des indices et l’on écrira

C’est la formule de réaction. Cette façon réprésentative d’indiquer ce qui se passe permet de toujours représenter la réaction par une égalité dans le premier membre de laquelle figureront les symboles moléculaires des corps réagissants et, dans le second membre, les symboles des produits de la réaction, multipliés les uns et les autres par des coefficients tels, que le nombre des atomes d’un corps simple soit le même de part et d’autre. Dans le cas où cette égalité contient une inconnue, elle devient une équation.

64. — Atomicité ou valence des atomes. — L’atomicité ou la valence d’un atome c’est sa capacité de combinaison par rapport à un atome déterminé.

Considérant les combinaisons formées par différents éléments, on constate que :

1 atome de chlore peut fixer 1 atome d’hydrogène HCl

— d’oxygène —

2 atomes

— d’azote —

AzH3

— de carbone —

En présence de ces faits, on peut alors énoncer que par rapport à l’hydrogène, l’atome de chlore est monovalent, l’atome d'oxygène divalent, l’atome d'azote trivalent , l’atome de carbone tétravalent. Cet établissement des valences a son importance. En effet, les valences relatives, prises par rapport à un élément déterminé, subsistent le plus souvent par rapport à un autre élément. Prenons, par exemple, le chlore comme terme de comparaison, nous aurons : l’hydrogène monovalent (HCl) ; l’oxygène divalent (CPO); l’azote trivalent (AzCl3); le carbone tétravalent (CCP). De là cette possibilité d’attribuer aux atomes une capacité de combinaison variant dans des limites très étroites.

Ce qui se résume ainsi :

Tous les corps, hydrogène compris, qui se combinent à un seul atome d’hvdrogène sont dits monovalents ou monoatomiques. Tous les corps quine se combinent pas avec l’hydrogène sont monovalents s'ils se combinent à un seul atome d’un élément monovalent. Le potassium et le sodium, par exemple, sont monovalents parce qu'ils se combinent à un seul atome du chlore.

Tous les éléments qui se combinent à plusieurs atomes d’un élément monovalent sont, suivant le nombre des atomes qui se combinent: divalents ou diatomiques, trivalents ou triatomiqu.es, tétravalents ou tétratomiques, pentavalents ou pentatomiques, etc., etc.

La valence s'indique en plaçant à côté ou autour du symbole d’un élément un nombre de traits égal à la valeur de son atomicité. Ainsi l’hydrogène monovalent sera représenté par H — ; l’oxygène divalent par 0 = ; l’azote trivalent ou pentavalent par Az==ou AzfÊ|; le carbone tétravalent par C=. Considérant la formation d'un composé comme la saturation réciproque des valences des éléments

RAPPEL DE CHIMIE

en présence, on l’expliquera en réunissant les traits qui indiquent ces valences. Ainsi, par exemple, nous aurons :

Acide chlorhydrique Eau

Ammoniac

Acide hypochloreux

Chlorhydrate d'ammoniaque

H — Cl

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