LE DEVIN, COLIN
COLIN
L'amour et {>os leçons m'ont enfin rendu éage; Je préfère Colette à des biens tiuperfius : Je dus lui plaLrej:> en habit de 'alliage; Sous un habit doré qu'obtiendrais- je de plus?
Colin, Il n'e^t plus temps, et Colette t'oublie.
COLIN Elle m'oublie, o Ciel! Colette a pu changer!
Elle edt femme, Jeune e3 jolie; /Jlanijueralt-elle à tie i'e/iger?
COLIN
Non, Colette n 'e^t point trompeuse; ElleJ> m'a promis da fol :
Peut-elle être l'amoureuse D'un autre Bercer que niol?
Ce n'est point un Berger qu'elle préfère à toi; C'est un beau Alonsleur dej> la dlle.
COLIN Qui vous l'a dit?
LE DEVIN, ai>ec emphcue.
AIouj art.
COLIN
Je n'en saurais douter.
Hélas! Lju'il m'en if a coûter Pour awir été trop facile^:)
A m'en laisser conter par les Dames de Cour! Aurais-je donc perdu ColettcJ> sans retour?
On sert mal ii la fois la fortune et l'amour. D'être si beau garçon cjueLjuefois il en coûte.
COLIN
De grâce, apprenez-nwi le moyen d'éviter Le coup affreuxJS) que Je redoute.
•t ma:!^ ^
LE DEVIN Ltauéc-moi tfeut un moment consulter.
Le Dei>iii tire de éa poclje un lii^re de grimoire et un petiL bâton de Jacob, ai>ec lej'(fueU it fait un charme. De jeune,) paysannes, qui i^enaient te consulter. Laissent tomber teur^i présenta, eJ de jaui>enl tout effrayée,) en i'oyant aeé contorÂond.
Ijc charme e^t fait. Colette en ce lieu i^a <fe rendre; Il faut ici i attendrez.
COLIN
A Vapaucr pourrai-fe parvenir?
Hélas! voudra-t-elle m' entendre?
Ai^ec un cœur fidèle et tendre On a droit de toui^ obtenir.
A pari.
Sur ce cjuclle doit dire allons la préi'cnir.
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