‹ Le devin du villageChapitre 5 sur 13 · LE DEVIN, COLIN · texte numérisé non relu

LE DEVIN, COLIN

COLIN

L'amour et {>os leçons m'ont enfin rendu éage; Je préfère Colette à des biens tiuperfius : Je dus lui plaLrej:> en habit de 'alliage; Sous un habit doré qu'obtiendrais- je de plus?

Colin, Il n'e^t plus temps, et Colette t'oublie.

COLIN Elle m'oublie, o Ciel! Colette a pu changer!

Elle edt femme, Jeune e3 jolie; /Jlanijueralt-elle à tie i'e/iger?

COLIN

Non, Colette n 'e^t point trompeuse; ElleJ> m'a promis da fol :

Peut-elle être l'amoureuse D'un autre Bercer que niol?

Ce n'est point un Berger qu'elle préfère à toi; C'est un beau Alonsleur dej> la dlle.

COLIN Qui vous l'a dit?

LE DEVIN, ai>ec emphcue.

AIouj art.

COLIN

Je n'en saurais douter.

Hélas! Lju'il m'en if a coûter Pour awir été trop facile^:)

A m'en laisser conter par les Dames de Cour! Aurais-je donc perdu ColettcJ> sans retour?

On sert mal ii la fois la fortune et l'amour. D'être si beau garçon cjueLjuefois il en coûte.

COLIN

De grâce, apprenez-nwi le moyen d'éviter Le coup affreuxJS) que Je redoute.

•t ma:!^ ^

LE DEVIN Ltauéc-moi tfeut un moment consulter.

Le Dei>iii tire de éa poclje un lii^re de grimoire et un petiL bâton de Jacob, ai>ec lej'(fueU it fait un charme. De jeune,) paysannes, qui i^enaient te consulter. Laissent tomber teur^i présenta, eJ de jaui>enl tout effrayée,) en i'oyant aeé contorÂond.

Ijc charme e^t fait. Colette en ce lieu i^a <fe rendre; Il faut ici i attendrez.

COLIN

A Vapaucr pourrai-fe parvenir?

Hélas! voudra-t-elle m' entendre?

Ai^ec un cœur fidèle et tendre On a droit de toui^ obtenir.

A pari.

Sur ce cjuclle doit dire allons la préi'cnir.

-^iT'f^"

Page 1