PARIS
H DUNOD ET E. PINAT, ÉDITEURS
47 et 49, Quai des Grands-Augustins
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Copr. by Dunod et Pinat 1917.
La culture de la terre ri est pas seulement un art indispensable à la vie des Sociétés humaines , c'est aussi une science, qui a bénéficié, et profitera encore du progrès cle toutes les autres sciences.
Il faut donc songer à la discipliner et perfectionner .
Dans sa très intéressante étude , M. Amar insiste avec raison sur la nécessité de fortifier V enseignement agricole. Ce ri est point là seulement le devoir de l’État envers les apprentis, jeunes soldats de la bataille économique , aujourd’hui et demain d’une particulière âpreté. Ce n’est point uniquement pour leur apprendre une technique moderne , digne de notre temps, c’est aussi que les blessés militaires ont besoin d'un outillage parfait , et d’une force motrice qui simplifient l'exercice du métier rural et économisent leurs fatigues.
Par tous les moyens dont il dispose, le Ministère de l' Agriculture s’efforce d'industrialiser l’exploitation du sol, et d'en porter ~au maximum le degré de production.
Aussi bien , il a donné tout son concours à la rééducation agricole, et fait le possible pour retenir ou ramener à la terre le plus grand nombre de nos invalides.
Il y aura, sans doute , des mesures législatives généreuses à prendre pour assurer , dans le cadre social, des avantages plus grands aux cultivateurs , en particulier aux blessés. En France , on n'oubliera pas que ! agriculture est la richesse nationale par excellence.
Tous nos alliés sont préoccupés du même problème.
Déjà 12 établissements de rééducation ont adopté, chez eux, la méthode scientifique. Les Etats-Unis étaient familiarisés depuis longtemps avec elle , et les travaux du Professeur Amar y obtinrent un succès qui fait honneur à notre Pays.
Nous souhaiterions, pour le bien-être des invalides , que ce concours du savoir et de la solidarité, ou T Amérique s'est acquis des titres solides à notre reconnaissance, fêit le gage d’une collaboration durable entre les Nations qui luttent pour le Droit et la Liberté.
Paris, octobre 1917.
Fernand David ,
Ministre de l’Agriculture.