‹ Le devoir de punir. Introduction a l'histoire et à la théorie du droit de punirChapitre 18 sur 71 · S XXI · texte numérisé non relu

S XXI

A côté de ce penchant, et exerçant sur les déterminations de la conscience un pouvoir d'une force incalculable, l'imitation doit être considérée comme produisant probablement à elle seule tout le reste du mal qui se commet en ce monde. La récidive, sans aller plus loin, est-elle autre chose que l'imitation de soi-même ?

La perversité naturelle et le penchant à l'imitation sont donc exactement, dans Tordre moral, ce que sont, dans le monde physique, l'attraction et l'affinité. Ce sont les deux forces génératrices du mouvement qui produit le mal. On voit, à n'en pas douter, que si on pouvait les supprimer on supprimerait le mal, et dès lors on peut prendre pour principe fondamental de la théorie du droit de punir que tout ce qui, de près ou de loin, pourrait tendre à combattre la perversité native et l'imitation, doit être recherché par dessus tout.

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