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J'espère avoir assez faif voir par ces observations comment les causes individuelles du mal peuvent se réduire sur un champ d'études beaucoup moins étendu qu'on ne pourrait croire, et je serais heureux si
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j'avaisi rttssi» à- montrer qu'on» peut ici simplifier beaucoup.
Je me permette»* encore, pour donner, à eette partie de me* propositions une lumière d'ensemble qui e» fera* Toir les rapports et les liens, de présenter, comme n»e vérité essentielle à considérer, cette idée que» 'Vhomme fuit le plus de bien et le moins- de mûl qvtil peut. Je ne me dissimule pas toufc.ce ^u'on peui dire là -contre,, mai» on aperçoit assez, quelle, import ajsee aurait . ce principe si, comme j'-ea.sBis.oauvainou^l^t vrai. La. question vaut en tout «as la peine qu'au l'examine, et je la propose- à. l'examea*. des hommes qui travaillent à la refera» de&Joia répressives.
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Enfin à. toutes ces cans©» naturelles du mal il faut ajouter la folie.
Le nombre des fous, qui était, au commencement du siècle, en France, de 15,000, est aujourd'hui de plus de 34,000, et chaque année, par le double effet de l'alcoolisme et de l'hérédité, ce nombre augmente dans une proportion régulièrement croissante. Les meurtres et les incendies journellement commis par des fous sont assez connus pour que nul
n'ignore de quels dangers nous menace cette expansion continue de l'aliénation mentale.
Mais si Ton pouvait se rendre compte du nombre infini de cas où des actes délictueux, notamment les yoIs et les attentats aux mœurs, ont été influencés ou déterminés par la folie, la question paraîtrait bien autrement effrayante. Arrivée à ces termes, en effet, la folie n'est plus seulement une cause du mal, elle met en question, non dans telle ou telle cause, mais d'une manière générale, l'imputabilité du mal, et si on se laisse aller jusqu'où cette idée peut conduire, on en vient bientôt à voir un fou dans tout prévenu. C'est ce qui était arrivé au commencement de ce siècle, dans Téblouissement des lumières nouvelles qu'on vit alors paraître sur l'aliénation mentale. La même opinion qui s'était égarée sur la fameuse doctrine de la monomanie a fait peu à peu rentrer la médecine aliéniste dans les bornes de sa compétence, et la question de savoir si un prévenu est responsable de l'acte qu'il a commis reste réduite à l'état d'élément du débat, pour être soumise, avec les autres questions, au juge de la cause.