‹ Le Devoir, ses promesses d'avenir, ses conditions de survie [microforme]Chapitre 6 sur 9 · PR · texte numérisé non relu

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ques prêtres : « Je défie qui que ce soit d'entrer dans une librairie quelconque du Canada ou de la France et de se Procurer, pour vingt piastres, la Somme de matières instructives, utiles et intéressantes que le Devoir nous donne, en une année, pour cinq Piastres. » Ceci, notezle bien, excluait tout le service de nouvelles et d'information.

On objectera encore le prix des autres journaux. Je vous ai dit au moyen de quels expédients, de quelles capitulations de Principe, les journaux d'affaires et de partis compensent la perte qu'ils font sur le prix de l'abonnement. Assurément, les amis du Devoir ne veulent pas qu'il sacrifie ses principes, son indépendance, les droits de la vérité et de la morale, les véritables intérêts, les intérêts supérieurs de ses lecteurs. Ils ont donc l'obligation morale de nous aider à faire là-dessus l'éducation du public, à persuader à leurs

amis que le Devoir et les journaux franchement catholiques doivent être encouragés de préférence aux gazettes d'affaiqu'il vaut mieux payer le juste prix d'un alirnent sain qu'acheter au rabais une marchandise toujours souvent empoisonnée.

res, et

frelatée,

Qui doit aider le Devoir ?

Ce devoir de Propagande à qui s'impose-t-il ? Cet appel, cette demande de SeCOUrs, — je n'ai pas honte d

e la qualifier ainsi — à qui l'adressons-nous ?

En premier lieu, à ceux que j'appellerai les amis intimes,

les lecteurs qui sont avec nous de cœur et d'esprit. Si

chacun des abonnés du Devoir, ayant payé d'avance le plein prix de son abonnement, lui amenait d'ici trois mois un nouvel abonné et s'intéressait, au bout de l'an, à faire renouveler cet abonnement sans frais pour le journal, nous bouclerions sans peine le budget de 1920. Si chacun de ceux qui, apprenant la disparition du Devoir, s'écrieraient : « j'aurais bien donné vingt piastres pour l'empêcher de mourir », donnait dix Piastres pour assurer sa survivance, les assises de l'œuvre Seraient bientôt inébranlables.

Cet effort personnel, plusieurs l'ont fait déjà. D'autres le feront encore. Mais pour aboutir promptement à un résu'iat tangible et durable, il faut plus que l'effort individuel; il faut aussi l'effort collectif. M. le président vous a donné lecture d'un vœu du congrès, préconisant la formation de comités dont l'objectif immédiat sera Ja propagande des abonnements et Ja Souscription au capital. Ces comités, organisés sous la direction de la Société des Amis du « Devoir », rencontrent la pleine approbation des administrateur: du journal. Ceux qui les organiseront peuvent égalemen:. compter sur tous les concours personnels et actifs que nous pourrons leur dnnner.

Cet appel, je l'adresse également à tous ceux qui aiment le Devoir, sans avoir été jusqu'ici au nombre de ses propagandistes ; à tous les esprits réfléchis et impartiaux, capables de constater le bien qu'il a déjà fait, d'évaluer l'influence qu'il pourrait exercer s'il était plus répandu, de mesurer le vide que sa disparition produirait dans la vie sociale et intellectuelle de notre peuple. Je l'adresse à tous les hom-

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mes d'œuvres qui s'appuient sur le Devoir, qui utilisent son influence, qui profitent de l'ambiance morale qu'il a créée, qui prennent ou espèrent leur part de récolte dans les champs longtemps arides qu'il a défrichés à il a jeté les premières semences d'idées et d'éneïgies qui müissent aujourd'hui.

La presse et les œuvres

Ici, qu'on me permette une courte parenthèse. Le mouvement d'œuvres sociales qui se dessine dans notre Province est admirable et Prometteur de féconds rendements. Les hommes de Dieu qui ont fondé ces œuvres, les dirigent et les animent de leur inlassable dévouement sont au-dessus de tout éloge. Mais quelques-uns ;emblent n'avoir pas encore compris la nécessité d'une presse saine et forte pour propager les œuvres — sans les neutraliser par de fausses doctrines exposées dans la colonr.e ou la page voisine — et pour créer entre elles le lien qui doit les rattacher les unes aux autres et les faire converger vers l'unique objectif : le règne social du Christ et le salut de la nation. Ou, s'ils l'ont Compris, ils ne paraissent pas se douter que le Soutien d'un journal catholique, indépendant de toute influence délétère, est la plus difficile et la plus coûteuse de toutes les œuvres.

Certes, nous ne demandons nas que les dirigeants d'œuvres se détournent de leur tâche ardue et nécessaire pour se faire agents de journaux : mais ils peuvent, j'ose

dire qu'ils doivent diriger l'attention des membres des œuvres catholiques vers la presse catholique, dévouée aux saines idées sociales : la plus élémentaire équité leur suggère ce devoir; l'intérêt bien entendu de leurs œuvres le commande.

En toute justice, il faut reconnaître qu'à Québec on a mieux compris qu'ici le rôle nécessaire de la presse catholique comme soutien des œuvres catholiques.

Le Devoir et le clergé

Enfin, cet appel, je l'adresse au clergé, aux prêtres de : la région de Montréal Surtout, mais aussi à tous les prêtres canadiens-français, acadiens et franco-américains: car le Devoir, j'ose l'affirmer, est plus qu'un organe régional ou provincial.

Pourquoi le clergé n'aiderait-il pas le Devoir ? Je veux parler ici d'aide matérielle et de propagande pour sa diffu- Sion; car, pour les Sympathies morales, l'immense majorité du clergé canadien-français de toutes les provinces et des États-Unis nous les a prodiguées avec une bonté et une Constance dont je la remercie, ce Soir, au nom de notre œuvre et de tous ceux qui la soutiennent, au nom des intérêts supérieurs de l'Église et de la race, dont nous sommes les indignes mais fidèles serviteurs. Ces sympathies morales, nous en avons senti la forre et la douceur quand, aux heures difficiles de Ja guerre, des adversaires insidieux, qui voulaient être méchants et qui ne furent que perfides,

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s'attaquaient à l'intégrité de notre foi et de notre honneur, Parce que nous préférions suivre les enseignements du Souverain Pontife et les dictées du Patriotisme traditionnel plutôt que d: céder à l'engouement pour la guerre et servir les desseins d'une politique de suicide national, d'une monstrueuse pensée d'orgueil et de domination impériale.

Les paroles d'encouragement et d'approbation ne nous sont pas venues exclusivement de cette partie du clergé qu'une certaine clique politico-financière dénommait, avec dédain, le « bas-clergé » — c'est ainsi que ces primaires CoSsus appelaient nos docteurs en théologie et en droit canon, les supérieurs et les professeurs de nos meilleures maisons d'enseignement, les hommes les plus et les mieux cultivés du pays, et tous ces vaillants prêtres dont le zèle apostolique éclaire et soutient le patriotisme. Dans les plus hautes sphères de l'autorité ecclésiastique, le Devoir a toujours trouvé de précieux appuis, de bienveillants et lumineux conseils. Ces encouragements, nous ne les avons pas sollicités, nous n'en faisons pas parade. Dociles enfants de l'Église, nous servons dans le rang : nous laissons à Dieu d'abord, puis à ses apôtres, nos chefs, le soin d'apprécier nos services, de juger notre œuvre et nos personnes. Sans l'amicale indiscrétion d'un Savant religieux que je ne connais pas personnellement, ! je n'aurais pas même songé à vous dire ce soir que le grand archevêque de Saint-Boniface,

! LeR. P. Bissonnette, dominicain, dans une brochure qui vient de paraître à Saint-H acinthe : L'antidote de La mauvaise presse (Prix, 10 sous; en vente au Devoir.)

Mgr Langevin, dont la chaude sympathie n'a jamais cessé de protéger notre œuvre, que son vénérable Successeur, Monseigneur Béliveau, que le Pieux et disert évêque d'Haileybury, Mgr Latulipe, ne Sont pas les premiers ni les seuls évêques qui aient daigné nous faire tenir des marques non équivoques du bienveillant intérêt qu'ils portent au Devoir.

Mais, dans l'ordre des secours matériels, rien n'est plus faux que la légende, accréditée en Certains milieux, des nombreuses et opulentes contributions du clergé à l'œuvre du Devoir. Aux heures de détresse, quelques prêtres, quelques évêques même, nous ont tendu une main secourable: d'au- : tres ont bien voul.. payer un prix d'abonnement supérieur au tarif régulier; mais l'ensemble de ces contributions ne représente même pas l'équivalence des coupures faites (à tort, à mon avis) dans le prix d'abonnement en faveur des prêtres, dont la plupart s'en sont prévalu, comme c'était leur droit. Cette observation n'est Pas une plainte, loin de là. L'explication toute simple, c'est que le clergé, plus que toute autre catégorie de nos lecteurs peut-être, avait cette impression, notée précédemment, que le Devoir jouit d'une grande prospérité et nage dans l'abondance.

Cette erreur était toute naturelle, puisque l'administration du Devoir, poussée par un sentiment plus généreux que réfléchi, faisait aux prêtres une réduction de prix qu'ils n'avaient jamais sollicitée.

Quant à la propagande d'abonnements, plusieurs prétres l'ont faite, intelligente et discrète. Beaucoup s'en sont

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abstenus, incertains qu'ils se croyaient des sentiments de leurs supérieurs hiérarchiques à l'égard du journal.

Avertis de la situation réelle, nos abonnés du clergé n'hésiteront nullement, j'en suis persuadé, à renouveler leur abonnement à plein prix. Ceux d'entre eux qui en ont le loisir, le goût et les moyens feront leur part dans le travail de propagande et de reconstruction que nos amis se proposent d'entreprendre.

Cette collaboration active du clergé suggère deux objections contradictoires. Elles se sont exprimées, isolément mais sous une forme topique, dans les réponses faites au questionnaire distribué d'avance aux membres de notre congrès d'étude, A la question : « Quels obstacles S'Opposent à la diffusion du Devoir 2» — l'un a répondu : «On reproche au Devoir d'être l'organe politique du clergé »: l'autre : «On n'est Pas assuré, en certains milieux, que le Devoir soit et surtout reste un journal vraiment catholique. » Ces réponses, je le répète, sont isolées: mais je crois qu'il en faut tenir compte et je remercie sincèrement ceux qui les ont recueillies et notées : elles me donnent l'occasion de m'expliquer nettement à ce sujet.

Le Devoir n'est Pas, ne sera jamais l'organe politique du clergé, pour l'excellente raison que le clergé n'est pas un Corps ni un parti politique et n'a pas besoin ni ne veut d'un organe politique. S'il existe, en notre Pays, quelques rares prêtres politiciens, ce n'est pas au Devoir qu'ils apportent leurs lumières et leur théologie accommodée à 1a sauce rouge Ou bleue. Mais, d'accord avec l'enseignement de l'Église

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et le simple bon sens, nous croyons que le clergé a, de par Sa mission sacerdotale et son ministère apostolique, le droit et le devoir de s'intéresser à toute œuvre qui a pour objet de vulgariser dans l'opinion populaire la notion des principes de justice et de vérité applicables à la politique comme à toute autre forme de la vie sociale des peuples. L'hérésie libérale, protestante ou rationaliste, qui exclut la religion de la vie sociale et veut reléguer le prêtre à la Sacristie, nous inspire autant d'horreur que le scandale causé aux faibles et aux petits par les politicie s, prêtres ou laïques, qui s'efforcent de mettre l'Église et le sacerdoce au service de causes pour le moins étrangères à celle de Dieu.

Que le clergé aide ou n'aide pas le Devoir, nous croirons toujours r: nous proclamerons en toute circonstance Opportune que l'Église, la seule véritable Église instituée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, a pour mission d'enseigner les peuples comme les individus: et que le clergé, corps enseignant dans l'Église, a le droit et le devoir, en conformité des directions du Pape et des évêques, d'instruire les hommes de leurs devoirs sociaux et politiques autant que de leurs devoirs individuels — Puisque le devoir social comporte l'accomplissement de multiples devoirs envers Dieu et envers le prochain. Par une conséquence rigoureusement logique, nous croyons que le clergé a le droit et le devoir d'encourager, d'aider et de Propager les journaux qui prolongent son enseignement et qui aident le peuple à faire aux hommes et aux choses de la politique l'application concrète des principes que l'Église définit et enseigne — application con-

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crète qu'il serait Souvent imprudent de faire du haut de la chaire.

En voilà assez, je crois, pour la première objection. Passons à la seconde.

Le Devoir est-il un journal catholique ?

Le Devoir est-il un journal vraiment catholique ? La réponse, M. l'abbé Perrier a bien voulu la donner avec la netteté d'esprit, la vigueur d'expression ec la sûreté de doctrine qui en font l'une des lumières de notre... « bas » clergé. Il a même jugé opportun d'intervenir dans le débat entre les tenants de Ja presse catholique dirigée par des laïques, soumis de cœur et d'esprit, de fait et d'intention, aux autorités de l'Église, et ceux qui croient plus sûr que les journaux soient placés sous Ja direction immédiate des évêques. Il s'est prononcé en faveur des premiers. Quiconque a réfléchi sérieusement sur Je rôle véritable des journaux catholiques, autres que les Semaines religieuses, les revues pieuses et les publications très spéciales qui ont pour objet de prolonger les études scolastiques, ne saurait guère arriver à une autre conclusion. Une étude attentive de l'histoire de la Presse catholique au dix-neuvième siècle fortifiera cette conviction. L'on constatera sans peine

que la presse religieuse laïque — au sens où l'entend M. Perrier, au sens où nous l'entendons au Devoir — a rendu, dans l'ensemble, plus de services à l'Église et lui a caucé

moins d'embarras que les journaux rédigés par des prêtres sous l'autorité personnelle des évêques.

En tout cas, ce que je peux ajouter sans indiscrétion, c'est que, s’il s'est fondé, à Montréal, un journal catholique laïque plutôt qu'un organe officiel ou officieux du clergé, les autorités diocésaines ont j ’gé qu'il en valait mieux ainsi; et je ne crois pas qu'elles aient changé d'opinion à cet égard, ni qu'elles se plaignent du Devoir.

Au cinquième anniversaire, je disais : «Le Devoir «est un journal catholique... parce que ceux qui le dirigent « sont fermement convaincus que la foi catholique offre la « seule solution de tous les problèmes sociaux et que l'Église « catholique a reçu mission de gouverner la société comme « les individus. »

Cette profession de foi aurait peut-être comporté une explication sur les droits respectifs de la société ecclésiastique et de la société civile. Du reste, cette explication était implicitement contenue dans le paragraphe suivant :

« Nous acceptons sans réserve l'enseignement et l'au- « torité de l'Église et nous lui reconnaissons toute compé- {tence pour définir elle-même les bornes de son autorité « sur les hommes et sur les sociétés.

« Les rédacteurs du Devoir osent croire qu'ils connais- « sent suffisamment leur catéchisme et leur histoire pour «savoir concilier les devoirs de leur foi et les justes exi- « gences de leurs convictions politiques. C'est dans l'en «seignement doctrinal et disciplinaire de l'Église qu'ils { trouvent l'accord, facile à toute volonté droite, du respect

« de l'autorité et de l'exercice de la liberté; car dans l'Église « catholique, plus que dans toute autre société religieuse ou « politique, l'autorité légitime est la garantie la plus sûre « de toutes les légitimes libertés. »

Ce soir, comme il ÿ a cinq ans, je demande à tous : le Devoir est-il resté fidèle à ses engagements, à sa mission de journal catholique ? En dépit des fautes et des imperfections dont nous confessons humblement la multiplicité, avons-nous servi les causes de l'Église en temps opportun ? Vvons-nous défendu le Pape alors que tant de catholiques le trahissaient ou l'abandonnaient aux insultes de ses ennemis ? Avons-nous exposé nos libres opinions sur les questions libres, sans compromettre les intérêts de l'Église et l'autorité de ses chefs ?

A ces questions, il ne m'appartient pas de répondre. Mais il m'est revenu de Rome et d'ailleurs certaines paroles qui m'autorisent à croire que le Devoir n'est pas au bord du schisme et que les autorités de l'Église ne le tiennent pas pour un foyer d'hérésies. Ces paroles, les témoignages lus à cette tribune, le discours de M. l'abbé Perrier, et tant d'autres encouragements discrets mais solides, suffisent à nous rassurer sur la valeur et la portée des excommunications fulminées contre le Devoir par les Cognat de notre temps et de notre pays. Tant que les autorités compétentes seront contentes de nous, nos amis peuvent, sans inquiétude et sans colère, laisser porter les pointes émoussées de la théologie mise au service des dieux qu'adorent lord Northcliffe, M. Meighen et le général Sam Hughes.

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Les garanties de l’avenir

« Mais, pour l'avenir, reprennent les prudents, quelles garanties offre le Devoir d'être toujours un journal catholique, de toujours se soumettre à l'autorité des évêques ? »

De garanties absolument certaines, qui durent jusqu'à la fin des temps, évidemment, nous n'en pouvons offrir — pas plus que la presse ecclésiastique, du reste.

De toutes les institutions de ce monde, l'Église seule, de fondation divine, a des promesses de durée et d'infaillibilité; et encore, ces promesses ne la garantissent pas des schismes et des hérésies, presque toujours inaugurés par des prêtres ou des évêques; elles ne l'ont préservée ni du scandale des mauvais prêtres, ni de la décadence des ordres religieux, ni de la simonie, ni de la trahison.

En fondant son Église infaillible, notre divin Maître et Modèle savait tout cela. Que dis-je? En choisissant se s douze apôtres il savait que Judas le trahirait, que Simon- Pierre le renierait, que tous l'abandonneraient à l'heure du suprême danger. Et pourtant, il les a choisis quand même il les a instruits, il les a envoyés deux par deux, Judas avec les autres, baptiser et prêcher le peuple affamé de vérité, assoiffé de consolations. 11 leur a prêté, à Judas comme aux, autres, le don de la parole, l'autorité du pasteur.

On nous concèdera, j'ose l'espérer, que rien ne fait prévoir chez nous le rôle et le sort de Judas. Dussions-nous connaître les défaillances de saint Pierre et des autres apô-

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