‹ Le dévouement catholique pendant le choléra de 1849Chapitre 16 sur 38 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

LE CHOLERA A PROCl'BÊ PaRSI LES LAÏQUES DNE EÏ?AR»10» PLUS GRANDE DU DEVOfESENr CBRÉTIES.

Si les prêtres , par TefTet de leur sublime ministère , sont tenus de se dévouer jusqu'à la mort même au bien des àraes qui leur sont confiées , et de leur donner en tout l'exemple ' ; si les religieux sont obligés d'être plus parfait? que le reste des chrétiens, parce que « les conseils que Jésus-Christ donne aux hommes en général leur sont devenus , par leur vocation , des préceptes indispensables 2 : « si, en un mot, ceux-ci comme ceux-là doivent être a à l'égard de tous la bonne odeur de Jésus-Christ *, m ainsi que parle l'Apôtre, les simples tidèles, de leur côté, ne sauraient trop « s'efforcer d'affermir leur élection par de bonnes œuvres " ; » car le Verbe incréé s"étant « livré lui-même pour nous , afin de nous racheter de touie iniquité, de nous purifier et

' I. Tim. IV. 12.

* De Rancé , De la sainteté et des devoirs de la vie monastique, 2 voî. tn-i" édit. de 1783 , tome i , p. 3. s II. Cor. it. 15. * II. Pier. i 10.

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de faire de nous un peuple « particulièrement consacré à son service et fervent dans les bonnes œuvres ', » nul ne doit dans k société chrétienne , « demeurer infructueux et. stérile 2. »

Tous nous sommes frères , et nous n'avons qu'un même Père, qui est Dieu. 11 résulte de là que nous devons avoir les uns pour les autres, sinon ces sentiments tendres et afVectueux qu'on a pour des amis ou des parents , au moins ces dispositions de bienveillance , d'amour, de fraternité qui confondent tous les hommes indislinctement dans Vunité d'une même origine et les embrassent tous dans les liens d'une même charité.

Un jour , un doteur de la Loi interrogea la Sagesse éternel^ et lui dit : « Maître , quel est le grand commandement de la Loi ? » Jésus lui répondit : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur , de toute votre âme et de tout votre esprit... C'est là le plus grand et le premier commandement. Et voici le second , semblable à celui-là : « Vous aimerez votre prochain comme vous-même. » Ces deux coraraandem.ents renfeiinent toute la Loi et les prophètes '". »

Quand donc les membres de la société chrétienne , c'est-à-dire les tidèles observent , à l'égard de leurs semblables , ce précepte de la charité , qu'ils se dévouent pour les soulager et les secourir dans leurs peines etdans leurs épreuves , « ils acconjplissent toute la Loi ^: » ils ne font que leur devoir et que correspondre à leur vocation sainte ; et , lorsqu'on rapporte leurs actes de charité , d'abnégation , ce ne sont pas eux , non plus , qu'on gloritie, mais <■ la foi agissant en eux, mais Dieu source de bonnes œuvres % principe de tout bien : » telle est la pensée de cette deuxième partie.

» Tit. II. 14. « Id. ibid. in. 14.

^ S. Matth. XXII. 33 à 40. * Rutn. xsm. 10 ; Gai. v. 14 et v! ?..

* Eccli. XI. 15.

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