‹ Le Diabète dans le Syndrome de BasedowChapitre 14 sur 20 · ÉXAMEN ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

ÉXAMEN ÉLECTRIQUE

Membres supérieurs. — On constate au niveau des muscles de la ceinture scapulaire, sous-épineux, sus-épineux et grand dorsal une grosse diminution de l’excitabilité faradique mais qui

ae "S s ne va pas à l’abolition pour aucun muscle.

A l’excitatiou galvanique on note pour les mêmes muscles une diminution considérable, Il faut aller jusqu’à 30 milliampères.

Pas d’inversion de la formule polaire. Pas de lenteur de la

secousse.,

Les autres muscles : trapèze, sterno-cleido-mastoïdien, muscles du bras et de l’avant-bras fonctionnent d’une façon normale, aux deux modes de courant.

Membres inférieurs. — Le fait saillant est une diminution considérable de l’excitabilité galvanique et faradique portant sur les muscles dépendant du nerf sciatique, c’est-à-dire les muscles fessiers, biceps de la cuisse, demi-membraneux, demi-tendineux.

I faut une intensité de 30 à 40 milliampères pour obtenir une contraction nette. Au niveau de la loge antéro-externe de la jambe la diminution paraît un peu moins considérable mais notable cependant. |

Les muscles de la région antérieure de la cuisse, les muscles adducteurs, couturier réagissent d’une façon normale aux différentes excitations.

Cet examen montre une diminution de l’excitation galvanique et faradique atteignant ces muscles des racines des membres inférieurs et supérieurs.

Au thorax l’atrophie est tellement marquée que vu de dos le malade présente un peu l’aspect en taille de guêpe.

Les déformations musculaires rappellent beaucoup celles de certaines myopathies.

Un autre point de cette observation qui nous à paru anormal est l’existence de troubles osseux.

En examinant le malade on était frappé de l’incurvation des fémurs qui forment une parenthèse considérable.

Le malade interrogé a répondu qu’il s’agissait d’un symptôme récent auquel il avait assisté.

D’autre part son front fait une saillie énorme qui n'existait pas auparavant et qui lui donne l'aspect d’un sujet atteint de mala-

die de Paget.

= 40 > - Les articulations des doigts sont le siège de nodosités assez marquées, 5 ongles sont déformés en verre de montre.

Le malade présente en même temps des signes de tubereulose pulmonaire. Râles sous-crépitants aux deux sommets mais Sans élévation de température marquée.

ÎIl n’a pas voulu entrer à l’hôpital et a pu être suivi par nous jusqu’en novembre 1912. Sous l'influence du traitement (Hématoéthyroïdine. Arsénate de soude, suralimentation)ilavait augmenté de 2 kilogrammes.

Lors de notre dernier examen les symptômes de goitre exophtalmique s'étaient sensiblement atténués. Mais le diabète persistait au même point: Environ 10 litres d’urine et 43 grammies de sucre par litre.

L’atrophie musculaire avait augmenté et l’aspect du thorax était absolument celui d’un myopathique.

Le malade a succombé, d’après ce que nous a dit le médecin

qui le soignait en ville de tuberculose pulmonaire.

Dosage du sucre dans les urines

Quantité Sucre en 24 heures par litre en litres en grammes

Sucre total.

en grammes

DO MATE LE TRES 76 3 MAIS LU NE .64 12 Ms ROUE : ie ZONE TE GAS : 320 2 Juillet. : 2

17 juillet.

28 juillet.

» octobre .

Lits { ” }( Î ' , 159 if En résumé, il s’agit d’un malade chez lequel est survenu un goitre exophtalmique à la suite d’un chagrin-

20) pes Quelque temps après le début des accidents thyroïdiens est Survénu un diabète grave avec amaigrissement rapide. Ce syndrome s'est accompagné de troubles d’aspect myopathique avec diminution de la contractililé musculaire, mais sans réaction de dégénérescence ét de troubles osseux ressemblant à la maladie de Pagei.

Quelle glande doit-on mettre en cause dans ce syndrome ? La lésion de la glande thyroïde ne saurait être mise en doute. Le diabète a présenté les allures cliniques d’un diabète pancréatique, cependant il existait une légère hypertrophie du foie.

Les artrophies musculaires, les lésions d'aspect myopathique peuvent-elles s’interpréter comme de simples lésions d’origine toxique ou doivent-elles ètre rattachées à un syndrome myopathique où l’on pourrait mettre en cause la glande thymique. L'absence d’autopsie ne permet pas de conclure.

| Les pigmentations cutanées avec la dépression, l’abaissement de la pression artérielle, peuvent faire songer à à une lésion des surrénales.

Quant aux troubles osseux, leur interprétation est difficile. L’ostéomalacie a été signalée au cours du syndrome de Basedow mais il est impossible de la rattacher nettement à un troubie d’une des glandes à sécrétion interne.

En raison de la complexité de ces ; symptômes, il est permis de conclure qu’il s'agit d’un syndrome polyglandulaire dans lequel on trouve cliniquement des traces de la réaction d’un certain nombre de glandes :

\ corps thyroïde, thymus, surrénale, pancréas, foie, sans

oo

qu'on puisse délimiter le rôle qui convient à chacune d’entre elles. Quant à la tuberculose il nous est impossible d’affirmer qu’elle soit la cause du syndrome plutôt que la conséquence de la cachexie que présentait le

malade.

Goitre exophtalmique avec glycosurie combiné à la myasténie grave, par GrorGes-E. Rennie (de Sydney). Review of neurology and psychiatry, vol. VI, n° 4, p. 229-233, avril 1908 (1).

L'observation concerne un homme de 27 ans chez qui le début s’est fait il y a deux ans par des symptômes rappelant ceux du tabès ; l’exophtalmie, la tachycardie et l'augmentation de volume du corps thyroïde furent constatés peu de temps après. Le ma-

lade s’aperçut il y a à peu près un an d’une faiblesse croissante.

Actuellement les symptômes de la myasthénie sont bien nets à

ptosis et paralysie oculaire de degré variable, sourire nasal, épuisement rapide des muscles de la mastication et de ceux des membres, épuisement des réflexes profonds et réaction myasthénique.

Le malade présente en outre une glycosurie intermittente,

symptôme que l’on trouve associé à l’un ou l’autre des deux

maladies.

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