DIABÉTIQUES A FORMES INDÉTERMINÉES
thique, la physiologie ex périme ni aie nous ayant appris que les excitations (lu vague et que les lésions du sympathique, au moins flans certains points de son trajet, peuvent déterminer une glycosurie.
Quant au sympathique, sans remonter aux cas anciens de Duncan (181 8) et de Percy (1842), nous trouvonsquelques renseignements dans une communication de Klehs et Munck (1) el dans le mémoire de LubimoiV (2) qui a observé une sclérose des cellules des ganglions cœliaques avec Pigmentation. Malgré la compétence de l'auteur. Importance des lésions constatées peut être discutée.
Windle (3) aurait observé des lésions du sympathique 9 t'ois sur 17 cas de diabète et Haie While des lésions des ganglions semi-lunaires dans 4 cas (4). Cavazzani (5) a trouvé une sclérosealrophique des ganglions du plcxuscodiaque chez une femme do 20 ans, rendant par jour 4 litres d'urine et 20 à itO grammes de sucre par litre. lue atrophie du plexus cœliaque a également été notée par Heva (6) dans le premier de ses cas d'atrophie du pancréas. La symptomalo-
Loiitlon iSNii, p. £19). — Fhehichs. Uelwr à. Ilialieles, p. 91. — Luumoff. Yirchoic's Ardiir, IS1Ï, tomo LXI, p. 191. — New- MAK*, Trois cas {.-il,- pnr ('vu;.. — 'I'bihuLûis, Thèse de Parti
— Men-iii. Gazette hebd., )R75.
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ELiinMiii'i, Virchow's An-hio. 1871 tume LXI, p. 100, 102. WiMiT.u. The mnrliid iioatomv of ilinhetea meUituS (in med. journal. 1SS3. intne XXVI, p. 112).
Il) Hai.f. Wiiiti:. l'ulhU. Tninsni-lioim. lome XXVI. ,:. iv.i,-,in.. O'nti-uliilalt lu, nlhi.-iii.-ine futlwl mut patlt Anatomie. 1141*3, p. 501.
<iij Uhva, Hentsçhes Arc/iia fttr klinUcht Médian, 1891
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logie et la marche de la maladie ne rappelaient pas le diabète maigre. Thiroloix, dans quelques cas de diabète grave, a observé, au contraire, une hypertrophie des ganglions semi-lunaires.
Assez souvent le foie n'est pas sain. Dans un certain nombre de cas, il est augmenté de volume, mais bien moins que l'examen clinique ne l'avait montré (à cause de la décongestion de l'organe post-mortem). D'autres fois le volume est normal, l'examen histoloeique, sauf de l'infiltration graisseuse des cellules n'a, jusqu'ici, rien décelé de spécial (4).
Dans quelques cas, on a trouvé à l'autopsie une cirrhose (2) plus ou moins semblable à la cirrhose type de Laënnec (3). J'en ai observé trois cas :
Le premier de ces malades rendait 2 et 3 litres d'urine renfermant 40 à 50 grammes de sucre
f>ar litre ; chez le second, après une période où a quantité de sucre avait été fort élevée, le sucre est tombé à 0; le malade est mort cachectique; le troisième est entré à l'hôpital pour une gangrène du pied, avec 3 litres d'urine et 40 grammes de sucre par litre : l'amputation a réduit sensiblement le sucre; l'antipyrine l'a fait disparaître. D'autres cas de diabète, avec cirrhose du
(1) On sait que l'examen des cellules hépatiques retirées au moyen d'un fin trocart, plongé dans le foie pendant la vie, a révélé à Ehrlich tantôt beaucoup, tantôt peu de glycogène (Frerichs, Ueber d. Diabètes, p. 272 elTraité (lu diabète; Paris, 1885. — Krawkow (Centralblatt fur med. Wissensch., 1892, p. 738) a trouvé dans les organes de diabétiques sauf dans te foie, beaucoup de glycogène dont la formation est probablement le résultat de l'hyperglycémie.
(2) Il n'est pas question ici de la cirrhose pigmentaire, complication spéciale du diabète. — Voir à ce sujet, ÂusscnùTz, Deutsche s Arc hiv f. kl. Med., 1899, tome LXII, p. 411.
(3) Cl. Bernard en rapporte un cas dû à Trastour : Leçons sur le diabète j p. 355.
DIARÈTE PRÉTENDU HÉPATIQUE 23
foie, ont été publiés par Palma (1), par Pusïnelli(2) et par \Vilte(3). Naunyn (4) remarque fort justement que, dans le cas de cirrhose, les malades cessent, en général, d'être diabétiques ' t la période cachectique finale; le cas de mon second malade justifie absolument cette proposition. En somme, dans la plupart des cas. sinon dans tous, la cirrhose coexiste avec le diabète, mais ne peut être considérée comme jouant un rôle palhogénique dans sa production.
La congestion du foie a été autrefois accusée de produire le diabète; mais celte assertion reposait plutôt sur des idées théoriques que sur des faits. La congestion hépatique des maladies du cœur n'est à peu près jamais accompagnée de glycosurie; celle de l'alcool n'est pas une congestion simple, mais s'accompagne d'une irritation des cellules; quant à la congestion qui peut coexister avec l'ictère, elle passe pour diminuer une glycosurie, loin de la provoquer (5).
Il en est de même de l'état du foie pendant un accès de colique hépatique (6).
(1) Palma, Ile rimer kt. Woeh., 18113, p. 81S.
[2] rVslNtil.LI. i.J. IN'Jli, p. 7.39.
(3 Wtu.tf, Miltheil. nus der lltinitiiirn. Slitnlskranktnantlait, vol. I, fane, 3.
ii] BUmmt, foc. cit., p. 45.
S) Voir William Le. .g, Archlv [. erf>. Pathologie, 1874, .orne If, etWmii'ii, Ci;,tmll,httl f.d. m. \Y intrus., [HTl. p. S9I.
'!' cl'nis l:t:i;w. {Arcliiu f. e.rp,-r. l'ntli(ilogie,lt9S ' —
p. 19) n'a pas- iro'ivi! une .liuuuulion nette du glyco u foie ilo lapins dont le t'liuléd'.ii|iie avait été préalablement li piqûre du planclicr du quairiuinc vi'airii'iile, l'Iiez ces ant jiourraiL Sire suivit- de jjljnisiirio (contrairement au\ faits autrefois publiés par W. Legs).
(fi)GlLl.El.îft\\'t:ii.,.---ic ( -(7;-,ni : rf.Vifie des hôpit. de l'avis, 22juil- Ii'i I ji!]K)cmi vu die/ deusdiabétiimes la ^vlcosairie diminuer pendant la L'oliipie lit'-puiiijuc : il- e\|'liijU!.'iit lu fait par une action inhilii-
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:e;LEOKSDiiE(«/.)i l'attribue audéfautd'alin
...la.le.
Cependant Exner(l) prétend qu'un léger degré de glycosurie est la règle dans la cholélithiase : sur 40 cas il n'aurait vu qu'une exception. Cette assertion s'écarte singulièrement des données classiques; Naunvn (2), sur 250 cas de coliques hépatiques, n'a Jamais observé la glycosurie; Zinn (3), chez 89 malades, n'a jamais rencontré que deux cas; Kausch (4), sur 85 cas de cholélithiase, n'en a trouvé qu'un seul. Je n'insiste pas davantage, cette question n'ayant, en somme, rien avoir avec le diabèle.
Pour dire d'ailleurs toute ma pensée, et au risque de contredire une opinion assez répandue depuis Cl. Bernard, j'estime que les lésions ou troubles fonctionnels du foie ne peuvent que difficilement engendrer le diabète (5).
En effet, l'élément fondamental de cette maladie n'est autre que le défaut de consommation du sucre (6). Or, dans l'état actuel de nos connaissances physiologiques, on ne peut comprendre comment ce défaut de consommation du sucre pourrait être causé par un trouble de lafonc-
(1) Exner, Deutsche med. Wochenschrift, 1898, n° 31, 91. Voir aussi id. 1899, p. 113 et Czerny id. id,
(2) Naunyn, Diabètes niellitus, p. 39.
(3) Zinn, Centralblatt fur innere Medicin, 1898, n<> 38.
U) Kausgu, Deutsche med. Wochenschr., 1899, n° 7, p. 105.
(o) C'est également la conclusion d'un récent article de Strauss: Leber und Glycosurie (Berliner kl. Woch., 1898, n° 51, p. 12Û.)
(6) Je dis fondamental et non exclusif'. En effet, j'ai toujours admis, depuis 1890 (voir la Pathogénie du diabète (Revue scientifique, 1891, 1 er semestre, p. 270), qu'on peut observer dans le diabète en augmentation de la production du sucre (secondaire ou non), outre le défaut de consommation du glucose, élément primordial sur lequel insistent depuis longtemps le professeur Bouchard (voir Semaine méd. 1898, p. 201) et un grand nombre de pathologistes. On sait que, depuis plusieurs années, M. Kaufmann s'est rangé à cette conception de la pathogénie du diabète.
PATHOGÉNIE DU DIABETE 35
lion hépatique (1), car celle-ci ne peut agir que sur la glycogénîe.
Je sais bien qu'on a supposé (Canlani) qu'une glycogénie vicieuse peut aboutir à la formation d'un sucre particulier inapte à être utilisé. Assurément celte hypothèse n'est pas absurde. Mais elle n'a pas de base : aucun fait physiologique ne nous autorise, pour le moment, à admettre qu'un trouble du foie puisse avoir pour conséquence la formation d'un sucre réfraetaire.
Je ne puis ici. faute de place, exposer complètement, encore moins discuter la palhogénie du diabète. Je me bornerai donc à dire en quelques mots comment on peut la concevoir.
I. — La diminution du pouvoir gli/eol</t>que des tissus, élément primordial du diabète, ainsi que le soutient depuis trente ans le professeur Boucbard, me paraît dépendre :
l" Chez les arthritiques, d'un défaut originel d'activité du proloplasma;
2* Dans le cas de iliabètenerveux, d'une excitalion ou du défaut du frein normal delà glycolyse;
3" Chez les sujets présentant des lésions du pancréas et peut-être chez d'autres, d'une insuffisance de la sécrétion interne ou de l'activité propre (2) de cet organe.
Depuis que Mcring et Minkowski ont aLtri-
l'I) La Rljcolyse Jim* le f..ic t-L |j]lis foililc <|iio ilaus les autres organes. Voir Ulv :.;\. /.,•:/.-,:/■,■,/'! fiir diœt. u. phi/s. Thérapie,