‹ Le Diabète et son traitementChapitre 17 sur 34 · tome II, u · texte numérisé non relu

tome II, u

[2) J« crois, en eflel, que le lissu du pancréas agit par luimême, indépendamment île la sécrétion interne, ucul-êlro en

il.'irin-.nii il,., siili~t:in'-i!t< i'iii|i,-c.limii lii l;Ivi:'pIvsi' tliiiLS le* tissus. (Voir ma Communication a la Soçiétt de ïliatuyie, 20 mai 1899.)

bué le diabète pancréatique à la suppression d'une « fonction ignorée » du pancréas, je me suis efforcé de rechercher en quoi consiste cette fonction; et, dès 4889, j'ai soutenu que le pancréas exerce une influence gly coly tique ;Ç*hdM veau et Kaufmann ont affirmé la thèse opposée, à savoir que la glycolyse n'est pas diminuée chez les diabétiques et que le diabète est dû exclusivement h une augmentation de la production du glucose. Quanta celle-ci, ils l'attribuent au défaut de la fonction modératrice qu'exerce sur la glycogènie hépatique la sécrétion interne du pancréas. Je n'ai jamais contesté cette influence modératrice que Martz et moi avons constatée dans nos expériences de circulation artificielle dans le foie; mais j'ai toujours soutenu la réalité de l'influence glycolytique du pancréas (4) et, depuis quelque temps, je l'ai précisée en disant que la sécrétion interne du pancréas ne produit vraisemblablement ip&s directement, mais favorise la glycolyse des tissus.

On peut démontrer in vitro, notammentavecles cellules de la levure de bière (2) que l'action favorisante du pancréas sur la glycolyse est due aux produits delà digestion tryptiquedes matières protéiques. La prétendue fonction nouvelle de v. Mer ing et Minkowski me paraît donc consister simplement dans les propriétés de tissu du pancréas (3).

(1) Lépine, Revue scientifique, 1891 1 er semestre, page 270, et Revue de médecine 1894, jpagc 876.

(2) Lépine et Martz. domptes rendus, 10 avril 1899.

(3) Lépine. Sur la nature de la sécrétion interne du pancréas. Lyon médical, 18 avril 1899. — Il se pourrait, à la rigueur, que ces produits de digestion tryptique fussent élaborés, non seulement dans le pancréas lui-même, niais aussi dans l'intimité des tissus, par la trypsine pancréatique répandue, comme on sait, dans le sang. C'est là une question de détail.

II. — Outre la diminulion de la glycolyse, il existe, chez certains diabétiques, une augmentation réelle de la production de sucre. Je suis porté à la considérer, le plus souvent, comme secondaire, par suite d'une réaction aveugle de l'organisme. J'ai énoncé cette idée des 1891, et j'essayais alors de la faire comprendre par la comparaison suivante (l) :

Supposons un homme se trouvant dans une chambre dontle poêle ne tire pas. S'il est inintelligent, il pourra le bourrer encore de charbon. De même, dans le diabéle, où le glucose n'est pas consommé suffisamment dans les (issus, les centres nerveux répondent au besoin de l'organisme de garder sa température, par une excitation du foie, qui exagère la formation du glucose. Dans son savant article sur le diabète pancréatique, le professe ur Hédon accepte cette idée et le professeur Minkowski a soutenu une opinion semblable (2).

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