‹ Le Diabète Sucré Chez l'EnfantChapitre 17 sur 18 · RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS

Ici, comme on peut en juger, nous nous trouvons en présence de plusieurs théories pathogéniques pour TUE la glycosurie observée.

Nous pouvons songer tout d’abord à un diabète infectieux dépendant de la gastro-entérite ; mais, ainsi que nous l'avons relaté, cette dernière a disparu après quelques jours detraitement.

Nous pouvons incriminer la tuberculose, car le malade est atteint du mal de Pott, et ce dernier est fréquemment sous la dépendance de l’action du bacille de Koch. Or, il peut y avoir une tuberculose du pancréas, en même temps qu’une tuberculose des vertèbres.

Nous pouvons songer encore à une péri-pancréatite, puisque la matité particulière de l'abdomen du jeune malade nous indique qu'il existe chez lui de la péritonite et des adénites multiples du mésentère, qui, du reste, accompagnent souvent le rachitisme. [] peut donc y avoir des adhérences de la glande pancréatique qui troublent sa fonction et, par rétention de sa sécrétion, amènent la glycosurie.

L'explication, cependant, qui tend à nous séduire, nous est révélée par l’état du cœur, des poumons du foie et de la rate.

La déformation thoracique amenée par le mal de Pott est bien faite pour troubler la circulation pulmonaire, et nous savons que cet enfant a la dyspnée facile.

Cette gêne a retenti sur le cœur droit, et l'insuffisance tricuspidienne fonctionnelle du malade est, somme toute, un

bien pour lui, de même quel’hypertrophiedu foie qui, entraînant de l’hypersécrétion biliaire, explique la diarrhée observée chez notre sujet, de même que l’hypertrophie de la rate, car nous savons que la rate est en quelque sorte la soupape de sûreté de la circulation porte. :

Et nous pouvons rapporter dès lors le diabète, dans ce cas, à un pancréas cardiaque, analogue au foie cardiaque et à la rate Cardiaque que nous avons constatés. Le pronostic n’est . donc mauvais que parce que l’état général de l'enfant est très grave, et que c'est sur les deux affections, mal de Pott et rachitisme, que s’est greffé lediabète.

PR) EU eus CONCLUSIONS | [. — Le diabète sucré de l'enfant, quoique rare, a été sou-

vent méconnu, car la glycosurie chez lui passe facilement inaperçue ; or glycosurie et diabète sont deux termes synonymes. avec seulement une question de degré.

IL - Ilest toujours lié à une lésion du pancréas, lésion directe ou indirecte.

UE. — L'influence de l’hérédité est à peu près nulle.”

L'insuffisance glandulaire du pancréas peut être due à l'in fection.

Elle peut être due à un défaut de développement de l’orsane et l'enfant naît diabétique.

Elle peut être due à l’évolution dentaire.

[V. — Les symptômes sont les mêmes que ceux de l’adulte.

V. — Le pronostic est très grave dans les cas qui tiennent à une altération cellulaire du pancréas. | Il est favorable, au contraire, dans le diabète congénital et le diabète de dentition.

VI. — Letraitement consisle dans l’emploi des alcalins et dans un régime alimentaire approprié.

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