‹ Le Diabète Sucré Chez l'EnfantChapitre 3 sur 18 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Au moment de produire ce modeste travail et de remplir notre dernière formalité scolaire, nous éprouvons une émotion bien compréhensible. C’est qu’il nous reste, suivant un usage presque constant, à remercier, ici-mêmé, ceux qui ont acquis des droits à notre reconnaissance.

Nous avons dédié notre thèse à notre père et à notre mère, dont l'affection, jamais en défaut, sut nous rendre agréable la vie, dure à tant d’autres, et excusa bien des faiblesses ; puissions nous leur faire oublier toutes les privations qu’ils s’imposèrent en vue de notre avenir. À notre sœur et à nos frères, nous voulons aussi rappeler notre attachement et notre affection.

Nous avons, au cours de nos études, rencontré bien des sympathies ; l'éloignement n’effacera pas de notre mémoire «les joyeux gallans que nous suivimes » et nous garderons une amitié toujours neuve à ceux qui furent le charme et la joie de nos heures de loisir, et que, dans les causeries'si franches, si généreuses de la jeunesse, nous sentimes proches de notre âme.

Mais nous voulons remercier surtout ceux qui eurent la tâche ingrate de nous donner la meilleure des choses, la plus utile et la plus grande : l'instruction, qui, de nous, eût fait

vraiment un homme, si notre application eût répondu au savoir de nos éducateurs.

Nous exprimons notre sincère gratitude à M. le professeur Baumel qui nous a fait l'honneur de présider cettethèse. C'est en assistant aux leçons cliniques aussi intéressantes que savantes de ce Maître que nous avons conçu l'idée de traiter du Diabète infantile. La question avait déjà été étudiée dans des œuvres de mérite, et nous eussions certainement reculé devant un tel sujet. Mais lesleçons de M. le professeur Baumel nous firent concevoir des aperçus nouveaux, ou du moins non encore exposés dans une thèse.

Nos conclusions, en effet, diffèrent de celles déjà émises ; si toutes les opinions que nous formulons ne répondent pas à des réalités reconnues, la prudence scientifique du Maître qui les inspira nous est un sûr garant qu’elles seront les vérités admises de demain.

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